DU COMTE DE SHAFTE^BURY
et de la fille du chevalier, tous deux en âge d'être mariés, et auxquels ils jugeaient que ce mariage serait fort préjudiciable, furent également contraires, dans leur cœur, au dessein de ce bon homme. Le chevalier Onlow ayant donc commencé à parler pour le désaprouver , quand il fut venu à l'endroit de son discours où il allait . faire le portrait de la femUae , et la* peindre de toutes ses couleurs , le chevalier Aôhley, voyant où il allait, pour prévenir tout inconvénient, demanda permission de l'interrompre, pour faire une petite question au chevalier J. D. , savoir, s'il n'était pas déjà marié? Le bon hoïnme, interdit à cette demande , répondit que oui , qu'il s'était en effet marié le jour d'auparavant. £h bien donc répliqua le chevalier Àshley, notre avis n'est plus nécessaire; je vous prie que nous ayons Fhonheur de voir madame, pour la féliciter^ après quoi nous nous inettrons à table. Comme ils revenaient à Londres en carrosse, /c i)ous suis fort obligé^ lui dit le chevalier Onlow, de m'avoir empêché (Tentrer dans isn discours qû^on ne m* aurait jamais pardonné,, si J'eusse déclaré ous^ertement ce que j* avais sur le bout de la' langue ; mais ^ pour le chevalier /. J9., il me semble quil vous devrait couper la gorgé y pour la question civile que vous lui avez faite. Com^ ment pouvait4l vous venir dans V esprit de de- 7 aS.
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mander à uh homme y qui ndus avait invités solennelhmenty pour savoir ee.que no^f avions à fui oenseilhr sur son.maria$e ; qm nous avait ff^qç$ment nfymmé la fe^wèe « et nous avait laissé ériger sérieusement, dam kl diseassion de cette qf foirer comment^ dis-je, avej^-vous pu vous aviser de lui demander s'il n'était pas âéja marié?
Considérant le géni^ de l'homme,, répondit le qhçvalier Àsbley, et sa n^anière d'agir, j'ai soup^ çonné qu'ayant fait une sottise^ il souhaitait de se couvrir de notre approbation, , «Quelque temp^ après le . rétablissement du roi. Charlea H, s'étant trouvé à d|ner avec le tsomte de Soutbampton ^ chez le <:hancelier Hide, comme ils reto wnaîeut ^chez eux , il dit au comte de Soutbimi^pton : MademoiseUe Anne Hide , que n^às venons de voir, est certainement, mariée avec un des frères Çi). Le comte, qui était ami (lu cbftuceliep^ traita cela de chimérique, et luî d^mauds^ d^pù lui ^pouy^^it venir une si étrange pensée* assurez-vous^ répliqua -t*il, que la chose ^t iiùïsi. Ufn secret respect, qvion tâchait de supprimer y paraissait si visiblement dans les reg^rds, la voix^ et les manières de sa mère, qui prfçnait sont de kf, serpir^ ou de lui offrir de cf^ue mets y qu'il est impossible que cela ne
(f ) Jacques II, ou le duc d'York.