DU PERE MT^LLEBRANCHE
effet, à cette objection; jMais de trianière à renverser eh'mâMe temjps^ to«le l'hypothèse, ou a la re'ridi^e^àtidsî vaine, atiKsëi inintelligible qu'au* cuné de celles "qtie rautéiir-a rejetées coinme
frivoles . et- 'i>bscurës.* Il croit expliquer cotninient nou9-aiprivoi!s'à'la'pérèëption d'une chose, en disant qtaéï^âs'âwris Ics^Mëêà dé toutes choses présentes à^res|)Ht ; et'qu-îl'fetit qu'elfes y Sôiètit présentes , parce 'ëtie 'l'esprît 'rie sàiirâif af^ercîevoii^ des chbsèi Hors d^ lili': eliises'idécîs sdnt présentes à l'ésprHi pàréë^e Dieîi y. dans lequel elies sont toùtefi^,'^Test'jii^fent &^Féspnt.^Jdsi^ue-là il y a de la stiïtë'e<*tîel''la^haîéoti dans les raisonnéments; mais quand àti Vïfeiit dire • ensuite que cette présence dès idëès tare' suffit, pas pour ffittre qu'on les voie; (jftfc^lltettt'^ fa$se quelque
chose de plus- pour iibus Tes découvrir, je me retrouve dans ùhe bbciiritté" aussi grande qû'aiiparavant. Tous ces discours sur la présence des idéeis dans l'esprit' ne me dorinent aucune lumière sur la manière de lés percevoir, et né pourront m'éclairer sur ce poiht , tant qu'ils ne me feront poirit comprendre cfe que Dieu fait dé plus que dé'les rehdré présentes à l'esprit; quand il les découvre. Car assuréïtièht personne ne .songe à nier,que9èî5 idées que tiotts avons dans l'esprit n^ soient par la volonté et la puissance de Dieu , quoiqu'elles y soient paff désWdies inconcevables pour nous,
iidô ÊXAKEjir i>£ l'opinion
et SL^i-^e^M» de notre Matellfg^qce. ^lats Jiqtre ^pteMr dit qpe Pîefi étw.t intiwepi^»* upi ji i'^rae, 1^ i4ée$ 4ie« dwfiÇït U çppç ég*ljî«ipp|: ,f f peppndajal; c«tte UDiqi;i ou |^)é^npe Q',«st |>as su^&Sftnte ppW qu'çlle$ ^iit vH?g, i\ f;îiq< ^i^îwe^mç Pie» j(B? dépouyre à l'^spriV^ «m'esH«-a»e î>m ^^^^
qjj^d il )|3s ^^couTwe? t,àpde^«|*..pp qe fp^ |lit 4çn ^V» pui»se jp'ftifler^ 4pçt^..,4e cptte 4i|ûi;i4té,^ipon g^«,qrtaq4Piç^ Igfi 4^C9fiyre, u^u?
* iwpJproent quenpjjs s|Ypjifj»&.ifl^jB§,.qj^flpd ^piis le» ftvofl*,. ef q^fi i^pjjs Içs fvftpf pj^r 1^ yolpnté fi^t Créf^euf . (^le^tp'^ç p^? <iiT.Ç pl«i^ q^e jie p'en 4i? ?v^ flapR igporauçp., NpjjsaYP^ îçs f^^e^des
.extérieurs spr ^^ ^jjs, q\ui^.\p ^l^ Rouç mpptrp ce? objçtgi jjiaai^ .cpipipept Je, sftlçil peut-
jl je» aiputijeF, iWiPiWPfiftf w l«s4firft 1^ prprffèitjeye ^ft 4iQpft? Quelle çgt ^ pa^qp^,^ l'alté- ^?!W¥?. aMi ?e fai^ ?loi^ (^patre.eç pjrit., /ig qppUe iTO^èf^ $e £^t^?:% fîjç )4 s^ ppi^tj^t» ^ans tfluf ce qiie dit pçfipp i^^pur, il np. pfr^ pas .a«'i! ?5»P^e ;!#»« p^ qw Qipîj M*iaR?. l'SfPRt' .«Pifipqwi ?>p?*s,çq»j»iyJï^çv/i^éfiWi¥wJb «(%«?'
DU P£RC MALL£9IiAfrppE. 267
ii9Coinpr^|ieQ$îble , c^st comment la simplipi^^ de l'içs^ppe d^ Dieu contient cette variété d'éfre^ réelg que Vamp p^vfi, discerner e;^ luf distiiiçteiqent les uns def autres ? Comin^ il ^ é%é di( , chapitre Y, que Içp idéçs m Di^H ^ ^. SQQt P9^ différentes de jpien ljui-p)e|[ne. i Cela mn ^lal^lQ e?çprîinw Mn^ ^|4î^i|:é çpnoipo^ <)e variété , chose que j/e qe p^ij^pQiiçeypir. Jç çïipis que Dipi^ e6t un être ^iff pl^ , qui par ^^ ^^ag^^^se connaît toutes choses, et par sa puissapce j^^t f^P tout^ c))pse$ ; P19ÎS çomipçnt iea faif-il^ Jg pen^e qu'il in'fist aussj ifflpp^«ble fie l^ cpmpreiMÎrje qm de ixx^epir r^^a» dan^ ip» main^pu ^e saisir Fur p^veps ayefi l'^j^fç^i^ /àe p^s bra^. <f Les idjé|B§ spn^ 4e§ «tees ré^ s, » . ^it^ypys ; si <^ ^^t , il iBSt éyif}e»t qp'fUes <lçay§Bt êlTie aj^iilg»,?^^ péel» distiiïct$, cgr M i*f Wfitaifl qij'il e3g$te,4«§ i4ée$ di^»;iBçftB^:.eUgf» sppj; W P»«ii da^jp l(Bqu*:l ^9^$ lef . ,yoyoii^ ; ^Uçs .^ sojQt açtu^le^n^p^ distivct^, car s^ps celp i^Pps }{^ |)Q^|Tipi|s I|es yo^ distiuctç».
Mainte^^^nt, ces (êtres fli^tix^çt^ q«i fftiRt fi» I)^«> Sjopt-il^ Qu jîps. p»rtjes pu de» çaqçK^^iftq^.dp la 4iyiq|t;é, .o^ çoiqpri^ eiçi, eljl|3 (^ffppfe de§ «l^ses dfips UQ, lieu? Çs^, excep^ ce^ '^'9f8! nVîuû^s , je Ven vois 94cwe par iaqu^ o» puisse pPffSevqir l^s i^ée^ pI^ ^\e^^ avec |g. ^p§sil:)i]^{;é de le^ vojjf. D'ftfiMu^ç.à^, dirp qu'^I)^ §ont «J? lai « énUD^naqi^t, » c'est ((Jire q»'^l^ p'y spirf pas
268 EXAMEN DE l'oPINION'
actuellement et réeltement, de manière à pouvoir être vues; et si'elles sont eii Di^i éminemment y et que nous ntfles voyions qu'en lui , nous ne les verrions donc tçji éminemment. Ainsi, quoique Foh ne puisse nier que Dieu voit et connaît toutes choses, dir^^ue nous voyons toutes choses en lui, c'est user dHitie expi^éssion métaphorique |)our dissimuler notre ignorance, et cela îsignifie simplement que noufe percevons Jes choses ttous ne savons cbmment. '
* 3a. Plus loin, il ajoute : tf Je né crois pas que t< l'on puisse bien rendre raison .dé la-maiiière «dont Fespritt^onnaîl plusieùris véi*ït^ abstraites tt et générales, "que par la présèhce' dfe' Kieltiî qvii « pdut éclairer l'esprit en une infinité de 'façons «différentes. »' On- ôe peut 'nier que Dieu n'ait le pouvoir d'éclairiei' Tesprît par ttiie' infinité de moyens; et, de plus, que ces moyens peuvent être tels qq'il nous' soit impôssîïrfe - d'^. comprendre un seul. Ea question cfst de savoir si Cette doctrine de voir toutes choses ^it Dieu aide à comprendre* mieux, ou fait seulement comprendre , le moins du monde, l\in'de ces inoyens. Si elle produisait un tel effet en moi je le reconnaîtrais avec joie et gratitude; mais je suis forcé d*avoùer qu'après aVoirlb tout ce que dit l'auteur, je les ignore encore' également '^toiis. 33. Le paragraphe suivant me semble j>roii-
DU PÈEE MALLEBRAKCHE. 269
ver (si tant est qu'il prouve quelques chose) que l'idée que nous ayons de Dieu est Diieii iui-méme , puisque c'est quelque chose ^incféé. Lfes idées que les hommes ont d'un Dieu sont tellement diverses qu'il est difficile d'établir qu'elles sont Dieu luirméme. Il ne sert de rien d'a^rmer qu'elles seraient les mêmes chez tous, si tous voulaient s'appliquer à le contempler; car, cela étant mis en avaqt pouir prouver sa présence dans l'esprit de tous les hommes, qui, à cause de cette présence, le voient, il s'ensuit, suivant moi, que Dieu, étant immuablement le même, et les hommes le voyant tous, ils doivent tous le voir semblable.
34* U prétend, dans la section suivante ; a que «non -seulement nous avons l'idée de l'infini, mais qu'elle précède celle du fini. » Mais ceci étant un point d'expérience , •chacun doit l'examiner pour soi-même, et, comme j'ai le malheur de trouver en moi que la ehose n'est point telle qu'on me le dit , je ne puis admettre ce qui en est inféré, savoir : que l'esprit n'aperçoit aucune chose que dans l'idée qu'il a de l'infidi. Je pense, moi, que des enfants peuvent compter jusqu'à vingt ^ avoir l'idée d'une table carrée, d'un plat rond, avoir les idées claires et nettes de deux et de trois, bien avant qu'ils aient aucune idée de l'infini.
^70 EXAlfeteR BK l'oPITTÎOW
35. Le dernier argument pair lequel l'auteur prétettd dëtncntret que lioui toyohs toutes choses en Dieti , est celui-ci : « Dieu a fkit toutes « choses pour lûl-méihè ; or, si Dieu faisait Un « esprit ou itnë intelligence, et lui dontiait pour « idée ou objet immédiat le soleil , DieU serait « cet esprit, et l'idée de Cet esprit pôUr le soleil, « et non pour lui. )> Ce qu'il est UatUrel d'inférer de là, c'est que Dieu s'éàt donc donné lui-même pour l'idée, ou l'objet imibédiat dé la connaissance de tous les esprits humains. Mais l'expérience contredisËiUt ll^p évidemment cela, notfe iauteUr eu tire une autre conclusion et (iit : « It est donc a nécessaire que la lumière qu'il dotiné à l'estt prit i nous fasse connaître quelque chose qui «soit en Ihi, pairce que tout ce qui vient de « DijBU ne peut être que pour Dieu: » Ainsi , un aVàre voit en bien l'argent qu'il adore , de mémi^ que le Persan y toit , !e ioleil , son idole : Dieu est l'objet immédiat dé, l'esprit dé ces deux hommes. J'avoue que cette démonstfallon est pour moi totalement perdtie, et que je n'en puis sentir fci force. Gé qu'il y la de vrai, c'est que tontes choses sont faites poUr Dieu, c'est-à-dire, pour sa ^iÀte , et qu'il sera glorifié même par tes êtres raisonnafoleà qui U'appliqueraient pas leurs facuhés à le connaître.