III
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conscience , tout ce qui tient à une nature passive et animale est du domaine propre de la physiologie, ou, plus généralement, et selon notre thèse actuelle, tout ce qui, dans le même sujet vivant, sentant et pensant, n'est considéré que sous le rapport de propriétés, de qualités, de modes inhérents aune substance passive, ou qui ne saurait agir pour se donner de propres modes constitutifs, rentre de droit dans le domaine de la physique ou de la science de l'objet, delà chose, du corps, à laquelle se rapportent toutes les modifications sensibles et passives : de là l'espèce de contradiction où l'on tombe, même quand on entreprend de faire une psychologie de la substance pensante pure, entièrement séparée de tout ce qui peut être entendu sous raison de matière; c'est ce que nous allons chercher à montrer.
OPPOSITION DU PRINCIPE DE DESCARTES AVEC CELUI D'UNE SCIENCE DE L'HOMME. PREMIÈRE BASE D'UNE DIVISION DES FAITS PSYCHOLOGIQUE ET PHYSIOLOGIQUE. PERCEPTION ET SENSATION ANIMALE.
On peut opposer au principe fondamental du système de Descartes, une difficulté qui s'applique également à tous les systèmes de psychologie pure; c'est qu'ils prennent d'abord un sujet dans l'abstrait, en posant, par exemple, la partie pour le tout, la substance pensante au lieu de l'homme tel qu'il est on tel qu'il peut se connaître en tournant sa vue sur lui-même.
En effet, l'homme n'est pour lui-même ni une âme, à part le corps vivant, ni un certain corps vivant, à part l'âme qui s'y unit sans s'y confondre.
L'homme est le produit des deux, et le sentiment qu'il a de son existence n'est autre que celui de l'union ineffable des deux termes qui la constituent; en croyant se saisir lui-même sans l'un de ces deux éléments, l'esprit de l'homme ne peut embrasser qu'une illusion, un pur abstrait, une ombre, sans consistance ni réalité.
Ce n'est pas là aussi l'expression du fait primitif de conscience.
Nous l'avons déjà dit; en partant du fait de sens intime pour ramener le principe de Descartes de l'abstrait au concret, du possible à l'actuel, du passif à l'actif, de la substance à la force , il pourrait être exprimé ainsi : Je veux, j'agis, donc j'existe.
J'agis, je commence le mouvement du corps, donc je suis non pas un pur abstrait, mais une personne; à ce titre, je coexiste, moi voulant, avec un corps sentant et mobile.
Tel est le premier pas de la science, le terrain ferme où je puis jeter l'ancre sans crainte d'être encore rejeté dans l'océan du doute ou de tourner sans cesse dans le labyrinthe du scepticisme ou de l'idéalisme.
Plus tard, et dans un autre ordre de développement et de progrès, éclairé peut-être par une
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lumière supérieure, je pourrai, par un acte de réflexion concentrée, séparer ou distinguer plus complètement les éléments compris sous l'unité de la conscience que j'ai du moi, comme personne^ensible, et placée dans le point de vue d'un moi supérieur à tout ce qui est sens et pensant.
Je dirai avec le grand apôtre et avec le sentiment qui l'inspirait : et video aliam legem in membris meis, repugnantem legi mentis meœ etcaptisantem me in lege peccati, quœ est in membris meis. » (Epist. ad Rom., VII, 23.) Je sens la loi de ma volonté dans les membres qui lui obéissent , dans les mouvements qu'elle fait commencer, qu'elle crée dans le corps vivant.
Je sens en même temps dans ces membres une loi qui n'est pas la mienne, et qui s'oppose à ma volonté ou à moi.
Cette loi de mon corps se manifeste au moi dans toutes les sensations ou passions que subit mon humanité.
Si l'homme était tout actif, il n'aurait l'idée de rien de passif; il n'aurait pas même l'idée ou l'aperception nette de sa force, car cette idée n'est autre que celle d'une force déterminée ou limitée par les résistances étrangères , et spécialement par la force vitale ou sensitive du corps. Que si l'homme était tout passif ou s'il n'était qu'animal, les lois sensitives qui sont dans les membres à part le moi ou
la loi de l'esprit, s'accompliraient plus parfaitement encore. Mais comment seraient-elles aperçues ou connues? que serait le sujet apercevant?
Quand on part de la notion abstraite de substance, il est impossible de répondre autrement que par des artifices logiques ou des hypothèses empruntées du dehors à cette dernière question : quel est précisément ce sujet moi qui perçoit la modification passive et se distingue d'elle, en la mettant hors de lui dans les membres où elle a sa loi?
Le sujet qui perçoit est le même que celui qui s'oppose à la loi du corps ; ce n'est qu'en agissant sur ce corps qu'il le perçoit ou le connaît comme son objet immédiat et qu'il se manifeste intérieurement à lui-même à son titre de sujet actif et libre.
Cette coexistence ou corrélation primitive ou nécessaire des deux éléments du fait de conscience ou de la dualité humaine, ne peut en aucune manière se ramener à une corrélation d'un genre tout différent, celle du mode à une substance qui n'est pas moi.
Si le premier et le plus beau des problèmes de la philosophie consiste à trouver le type ou l'expression vraie du rapport qui renferme d'un côté ce qui est dans l'homme comme le constituant, et qui correspond d'un autre coté à ce que peut être pour nous avec notre intelligence bornée la force suprême et infinie, qui a créé et ordonné l'univers, on peut s'assurer que le rapport qu'il s'agirait de détermi-
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ner pour résoudre ce grand problème , est d'une toute autre nature que le rapport d'attribut ou de mode à la substance qui la renferme , et qu'il y a entre les deux même opposition qu'entre le principe du théisme, ou la doctrine de l'unité, delà personnalité de Dieu, Créateur et Providence du monde, et le panthéisme qui met l'univers ou la collection des êtres créés à la place de Dieu même.
Borné à une seule nature qui fait toute son existence et n'est qu'une partie de la nôtre, l'animal vit seulement et ne pense point parce qu'il n'agit pas, parce qu'il n'y a pas en lui cette force du vouloir qui détermine ou commence le mouvement.
En effet, l'animal qui est dit improprement agir, ne sait pas ce qu'il fait; la condition nécessaire de la science n'est autre que l'activité de l'effort voulu: ôtez cette condition, ôtez ce vouloir et vous ôtez nécessairement toute connaissance, toute perception, car il n'y a plus de véritable sujet individuel qui connaisse ou perçoive.
Par le sens de l'effort ou de l'acte nous avons l'individualité personnelle ; le moi s'aperçoit en effet immédiatement comme il existe, et dans l'exercice de la force qui se détermine elle-même à l'action et dans la perception de l'acte ou de l'effort produit qui se rapporte à sa conscience.
Le moi aperçoit immédiatement en lui ou comme lui-même ce qui s'opère en vertu de l'effort déployé
sur le corps organique , pendant que ce corps vit de son coté en vertu de ses lois propres indépendantes du vouloir.
Le moi perçoit hors de lui ce qui se fait ou existe sans lui au titre de propriété, qualité ou mode, soit du corps vivant organisé, son objet immédiat , dont il se distingue et ne se sépare pas ; soit dans l'étendue étrangère, objet médiat dont il se distingue et se sépare.
Ce qui est perçu dans le corps propre comme modification inhérente à l'objet immédiat , je l'appelle impression affective ou simple affection, car tout ce que le moi rapporte au corps propre ou à quelqu'une de ses parties s'accompagne toujours de quelqu'un de ces modes plus ou moins obscurs du plaisir ou de la douleur, sans lesquels on ne peut concevoir la vie animale réduite à ses conditions les plus simples.
Ce qui est perçu dans le corps étranger , comme qualité ou mode de l'étendue , je l'appellerai intuition ou représentation.
Le terme générai sensation dont on a tant fait usage et abus depuis Locke et Condillac, enveloppe les affections et les intuitions, et tout ce qui peut être considéré comme modification d'une substance passive, soit matérielle, organique, morte ou vivante , soit immatérielle ou pensante; mais de plus les actes ou produits de la force active qui se met
d'elle-même en dehors de tout ce qui est substance ou chose modifiée passivement et sans son concours.
Mettant à part cette force personnelle et tout ce qui lui appartient expressément comme produit de son activité indépendante, rien n'empêcherait de comprendre tout le reste, de quelque nom qu'on le désigne , sous la catégorie de sensations directes ou transformées; car tout se réduit, en effet, à une capacité abstraite ou à un mode passif fondamental qui est conforme, dans toutes ses modifications successives, à la manière dont on conçoit l'étendue, revêtant successivement toutes ses formes bizarres, etc. , à condition toutefois qu'en limitant ainsi la sensation à ce qu'elle est , sans rien de plus , on n'entendra pas encore la perception comme élément indivisible de la sensation ou identique avec elle.
A cet égard , Locke a eu raison de faire commencer la science non pas à la sensation , mais à l'idée de sensation. A la vérité , il ne fallait pas dire que cette idée est simple et une , puisque toute idée de sensation comprend deux éléments1, le sujet qui perçoit et la chose ou modification perçue.
L'objet immédiat de la perception se réduit au corps propre modifié par ie principe de vie qui lui est inhérent ou par des stimulants externes qui ne font que changer l'état sensitif corporel ou propre de ce corps vivant , sans modifier le sentiment fon-
damental qui était déjà en lui , et sans pouvoir le créer s'il n'y était pas; sous ce rapport seul, l'hypothèse de la statue de Condillac serait arguée de faux dans son principe.
Dans l'acte de perception, le moi, avons-nous dit, se distingue et se sépare de son objet immédiat. Il faut bien entendre encore , à cet égard , qu'il ne s'agit point de la séparation réelle des deux substances ou des deux attributs essentiels , la pensée et l'étendue. Rien de plus commun, depuis Descartes, et aussi rien de plus illusoire, en psychologie, que de croire qu'en séparant deux éléments métaphysiques tels que l'âme et le corps, pris tous deux comme objets du concept abstrait, on pose la division vraie des deux éléments psychologiques du même fait de conscience, comme si la force du vouloir pouvait être séparée de son exercice ou de toute application actuelle au corps vivant.
Sans doute, nous concevons une force virtuelle , absolue , avant l'application au corps où elle s'effectue et se manifeste. Sans doute aussi le corps organisé qui vit et reçoit des impressions dans l'absence du moi , peut être assimilé , sous ce rap port, à tout autre corps étendu, inerte, mobile; mais ce sont là les raisons et les conditions, et non pas les éléments du fait de conscience.
La psychologie , qui part de ce fait et y limite son point de vue, n'admet pas plus de force sans organe
que de corps vivant sans impression affective de plaisir ou de douleur.
Gomment ne pas reconnaître , en effet, qu'il y a une foule de ces impressions obscures qui sont dans la sensibilité passive sans être dans la conscience du moi à qui elles demeurent toujours étrangères; et , quand l'aperception s'y joint, elle ne fait que manifester au moi ce qui existe sans lui, et dont sa présence ou son activité même ne peut changer la nature ou le caractère.
Par exemple , le moi peut être endormi pendant que des douleurs plus ou moins vives agitent la sensibilité animale ; la sensation est entière , quoique l'aperception n'y soit pas ; celle-ci n'y ajoutera rien de plus, et elle ne fera qu'associer l'homme aux souffrances de l'animal.
Quand on a confondu la sensation animale avec la perception , et qu'on nous dit ensuite que la sensation animale ne diffère d'une autre appelée organique que par le degré seulement ou par certain faux principe , la classification des phénomènes physiologiques doit être fausse et illusoire comme sa base.
La différence des deux espèces de sensibilité considérée comme propriété vitale , tient-elle uniquement à ce que les impressions de l'une n'affectent que localement les parties de l'organisation vivante qui les reçoit, tandis que les impressions de l'autre
sont transmises par des nerfs continus à un centre cérébral , où elles revêtent le caractère de perception ?
Il n'est point prouvé que la communication directe avec le cerveau, par la continuité des nerfs, soit une condition nécessaire et exclusive pour que les impressions faites sur un organe deviennent affectives dans ce degré qui les constitue animales. On ne peut induire autre chose de ce qui s'est passé dans la section ou dans la ligature des nerfs cérébraux, sinon la correspondance sympathique ou d'intégrité de toutes les parties du même système, pour que l'impression faite sur l'une s'étende par consensus à toutes les autres et affecte réellement toute la combinaison vivante , l'animal. On sait d'ailleurs qu'une multitude d'êtres organisés, privés de cerveau ou d'un centre unique de sensation, donnent pourtant des signes non équivoques de susceptibilité aux impressions.
Enfin il est certain que nos affections les plus vives , et celles que l'on pourrait le plus justement caractériser du nom d'animales , ont leur siège dans des organes internes qui n'ont point de communication directe avec le cerveau. D'où l'on est fondé à conclure que la sensibilité animale , considérée comme une simple capacité qu'a l'être vivant de recevoir des impressions et d'en être affecté immédiatement, c'est-à-dire de pâtir douleur ou plaisir,
ne dépend point, comme d'une condition exclusive, de la transmission à un centre unique^
Si l'on reconnaît donc une fonction perceptive ou le moi joue un rôle actif, essentiel , il faudra bien reconnaître que la perception est quelque chose de plus qu'un caractère , un mode ou un degré de la sensation.
J'observe que Bichat semblait être conduit par la manière même dont il envisageait les phénomènes des deux vies, à scinder, pour ainsi dire, la classe unique des sensations animales en deux parties, dont l'une pouvait se rapporter encore à une vie organique ou intérieure, tandis que l'autre aurait eu tout son fondement dans la vie de relation ou de conscience. S'il avait ensuite voulu conserver le titre générique sensations, il eût fallu , je crois, en reconnaître trois espèces analogues aux trois sortes de contractilité : la première aurait compris les sensations organiques, la seconde les sensations animales. Là eût fini le domaine propre de la physiologie et commencé celui d'une analyse philosophique et réfléchie , qui aurait signalé dans cette source les premiers éléments et comme la matière d'un troisième ordre plus élevé, celui de perceptions proprement dites. Il me semble qu'il pouvait ressortir de là un moyen de fixer les limites des deux sciences, qui sont faites pour s'entendre , mais non pas pour se confondre.
La physiologie attache beaucoup d'importance à ses explications, soit qu'elle confonde la sensation même avec le mécanisme nerveux et qu'elle la considère comme son résultat immédiat et nécessaire, ou qu'enfin, reconnaissant qu'il n'y a aucune analogie entre deux ordres de faits si différents, l'un en dehors, l'autre en dedans du sujet sentant , elle ne regarde les fonctions du système nerveux, relativement aux impressions sensibles qui semblent s'y rattacher, que comme des conditions et non les causes ou les sujets de ces impressions.
Mais quand nous n'aurions aucune espèce d'idée de ce mécanisme; quand nous ne saurions pas même qu'il y a un cerveau, des nerfs et une correspondance entre ces parties, etc.. , les faits de conscience en seraient-ils moins clairs et suffiraient-ils moins pour nous montrer que la sensation effective, dans tous ses degrés de faiblesse ou de force, d'obscurité ou de vivacité , est aussi essentiellement différente de la perception que le corps obscur ou éclairé est différent de la lumière.
La perception peut bien en effet se comparer à une lumière que la conscience répand en quelque sorte sur la sensation; celle-ci ne change point de nature, mais reste ce qu'elle est , soit qu'elle tombe sous la vue intérieure du moi , soit qu'elle lui échappe.
Tant que l'animal vit , il sent plus ou moins obs-
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curément , il est affecté, dans son existence continue ou sensitive , d'une manière agréable ou douloureuse , facile ou pénible, etc. ; que le moi soit présent ou absent, qu'il assiste comme témoin intéressé à ces scènes intérieures ou qu'il soit distrait ailleurs; enfin que le patient n'ait plus qu'une nature animale ou qu'il soit un composé des deux natures, ce que la sensation est pour le moi quand il vient à s'unir à elle ou à la percevoir, elle l'est ou le serait en tant que passive, à part toute conscience du moi.
Attendu que ce point de doctrine est capital et qu'il est entièrement opposé aux théories psychologiques et physiologiques les plus répandues, où les faits de la nature humaine sentante et pensante sont pris sous le côté passif, comme propriétés ou modes du corps organisé vivant par sa propre loi , abstraction faite de tout produit de cause ou force qui vient s'unir à ce corps et le fait vivre sous une autre loi qui n'est pas la sienne, savoir, sous celle du vouloir constitutif de la personne humaine; nous devons tâcher d'éclaircir avant tout , par des exemples de faits ou des inductions de faits pris dans l'existence intérieure , ce que sont ou ce que peuvent être , dans notre animalité , les sensations passives à part de toute conscience de tout ce qui est pensé.
Les doctrines psychologiques et physiologiques qui se rattachent exclusivement à cet ordre de faits
cle la nature vivante et sentante, comme s'il renfermait ou embrassait l'homme tout entier, se trouveront justifiées du reproche de ne porter que sur une base fausse. Mais en même temps elles seront atteintes et convaincues de laisser de côté, dans la science de l'homme, précisément tout ce qui constitue l'homme distinct de l'animal.
En lisant l'ouvrage où l'on trouve décrit avec tant de talent et de vérité une espèce de faits perceptibles au tact intérieur, on croit , pour ainsi dire, voir en reflet, comme dans un miroir, une partie de son être, celle qui se cache le plus à toute observation extérieure; et on se dit, c'est bien ainsi que j'existerais, que je sentirais, que je serais mu par le souffle de l'instabilité, au gré de mes passions, de mes penchants , de mon instinct et de toutes ces impressions variables, relatives aux dispositions nerveuses, au tempérament, à la santé, à la maladie, aux âges, au régime, aux habitudes, aux lieux, aux climats, etc.
Je sais bien aussi que moi qui observe tant de nuances fugitives , moi , qui prends sur le fait cette sensibilité animale, qui lutte si souvent contre elle, qui me donne des déterminations directement opposées ; moi qui sais lire dans l'animal et parviens à le dompter par un effort énergique et soutenu; moi qui veux, juge, raisonne, qui reste identique, qui connais Dieu et moi-même; je suis autre que
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l'animal, dont je me distingue dès que je le juge;; dont je me sépare dès que je lui résiste, ou qu'il nie résiste.
Le physiologiste donne lui-même un démenti à sa doctrine exclusive; mieux il me montre ce que je serais comme machine organisée vivante, et ce que je suis dans cette partie de mon être par laquelle je tiens à l'animalité ; mieux je sens la nécessité de chercher ailleurs que dans un cerveau ou des nerfs ce qui constitue en moi l'humanité, la personnalité libre.