CHIEN AMI AD
Xxi] | INTRODUCTION.
«probable, ni moins possible, ni moins raisonnable de sup- « poser qu’il y a des causes premières sans nombre, finies ; « indépendantes et coexistantes dans les différentes parties «de l’immense univers, toutes de même nature et de « même substance, ou toutes de différente nature et de « différente substance, » Si cela est vrai, ou si c'est le contraire , on ne peut le décider que sur des preuves tirées de la nature intrinsèque de l'être nécessaire.
La nécessité , Voilà donc , selon Clarke, le fondement de l'existence de Dieu. « L'existence de la cause première, est « nécéssaire , nécessaire , dis-je, absolument et en elle- «même, Cette nécessité, par conséquent, est a priori etdans «l'ordre de la nature, le fondement et la raison de son
« existence, Car ce qui existe nécessairement ou, pour
«m'exprimer en d’autres termes, ce qui rassemble in-
« séparablement dans son idée l'existence et la nécessité, « cela, dis-je, doit être nécessaire, pour l’une ou l’autre
«de ces deux raisons, ou parce qu'il existe en effet, ou
«parce que son existence est nécessaire, Mais s’il était «nécessaire uniquement à cause qu'il existe, par la même « raison tout être qui existe, existera nécessairement, et «par conséquent, où chaque être sera la cause première, «ou le néant le sera, ce qui est absurde. A l’opposite, si « la cause première existe par la raison que son existence «est nécessaire, il en résultera que la nécessité est le fon- « dement et Ja raison de cette existence. Rémarquez, au «reste, que de l'existence on n’infère pas la nécessité « d'exister, c’est-à-dire qu'a priori et dans l’ordre de la «nature, l'existence n’est pas antécédente à la nécessilé
‘ Voyez Leltres, p.161 et 181 ; spécialement la Lettre à un ecclésiastique sur l'argument a priori. d