‹ Œuvres philosophiques de Samuel ClarkeChapitre 2 sur 154 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

France à la fin du siècle dernier, y a obtenu le triste pou- -

“ voir d’étouffer chez nous, avec la philosophie cartésienne,

l'inspiration partie d’elle qui avait animé tant de chefs-

d'œtvre. Ajoutez-y enfin la préférence sans mesure ac-

Net arts industriels sur les arts libéraux, c’est-à-

dire là dédain du beau et la passion de l’utile. \ Au milieu de ce règne à peu près exclusif de l’empiisme.,il s’ést rencontré cependant , à de rares intervalles,

quelques âmes généreuses qui ont pro‘es:é. Ces défenseurs

-dèK saines et FT croyances. contre l'envahissement ,

signalé par Leibniz!, , du matérialisme et de l’athéisme en Angleter re, furent peu’ goûtés, point suivis, attaqués par … tous et réduits pour se défendre à eux-mêmes, Samuel Clarke est du nombre. Né en 1675, à Noorwich, dans le ‘comté de Norfolk, il fit ses premières études à l’'Université de Cambridge, où l’on enseignait alors la philosophie de Descartes. Un livre de Newton, tombé par hasard entre ses mains, le séduisit à d’autres principes. Mais, soit que son esprit l'y portât, soit qu'il eût recu de sa première éducation, une impression plus profonde et plus durable qu’il ne le croyait lui-même, et probablement par ces deux causes réunies il garda, pour les transporter plus tard dans ses écrits, les nobles tendances du cartésianisme. Au moins, ses intentions philosophiques ont-elles toujours été pures ; tout ce qu’il avait de force et de talent , il l’a consacré à la bonne cause; et ce n’est pas sa faute si elle n'a pas triomphé dans son pays. Telest le rôle de Clarke : adversaire courageux et dévoué d’une

‘ Voyez Letres enire Leibniz el Clarke. La première lettre de Leibniz commence ainsi : «Il parait que la religion, naturelle même, s'affiblit

extrêmement en Aneleterre, » Fe

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