‹ Œuvres philosophiques de Samuel ClarkeChapitre 29 sur 154 · CHAPITRE IV. ” A · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ” A

ties finies compose ou épuise jamais l'infini', qui à cbiectout à l’mégalité imaginaire du nombre des années, des jours et … des heures contenus dans un temps infini, ou l'inégalité des lieues, des toises et des pieds contenus dans un espace infini: ces gens-là, dis-je, errent parce qu'ils supposent faux. Ils supposent que les infinis sont composés de parties finies, c’est-à-dire que les quantités finies sont des parties aliquotes ou parties constituantes de l'infini, ce qui n’est pas. Car toutes les quantités finies, quelles qu’elles soient, petites ou grandes, uñies ensemble ou séparées, ont justement avec l'infini la même proportion que les points mathématiques ont. avec la ligne, les lignes avec les surfaces, et les moments avec le temps, c’est-à-dire qu’elles n’ont ensemble aucune proportion. C’est donc se moquer des gens que de nier la possibilité d’un espace où d’un temps infini, uniquement à cause de l'inégalité, imaginaire du nombre de leurs parties finies, puisque ces parties n’en sont pas les parties constituantes, et qu’elles ne sont à leur égard que de purs néants.. C’est tout comme comme si je niais la possibilité et l'existence d’une quantité finie et déterminée, sous prétexte de légalité ou de l’inégalité imaginaire du nombre des points et des lignes mathématiques que cette quantité contient, puisque tant ces lignes que ces points sont, à proprement parler, absolument sans nombre. Il n’y a ni nombre ni quantité qui puisse être partie aliquote de l'infini; il n’y en a point qui puisse entrer en comparaison avec l'infini, ni avoir aucune proportion avec lui, ni servir de fondement aux arguments où il est question de l'infini.

-! Cupworru, System., p. 643.

h2 DE L'EXISTENCE DE DIEU.

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