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Or, je dis, 1°. qu'elle est vraie, parce est uné
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bites naturelle de la proposition précédente. Car une iritelligence sans libérté n’est pas, à proprement parler, une
intelligence. Otéz la liberté à un être, vous-lui ôtez le
pouvoir. d'agir. Il ne, pourra être la cause de rien. Il n’y aura en lui rien d’actif : tout y. sera purement passif. Car agir nécessairement, c’est, en effet, ne point agir du tout; c’eét, à vrai dire, être patient et non pas agent.
C'est: donc se “moquer des gens que de dire, comme font. les spinozistes , que toutes les choses du onde ont été produites par la nécessité de la nature divine ?. Ce sont de grands mots qui ne signifient rien , et qui.ne servent qu’à | jeter de la poudre aux yeux: Car, par la nécessité de la nàture divine, ils n’entendent pas cette perfection et cette rec- ‘ titude de la volonté divine, par laquelle Dieu se détermine toujours et immanquäblement à faire ce’ qui est au fond et généralement le. meilleur. Il n’y a rien en cela qui ne soit,
comme chacun voif, entièrement compatible avec la plus parfaite liberté. Ils intel au contraire, une nécessité absolue, une nécessité bbtirdli: dans le sens le plus restreint , qu’on donne à ce terme. Or, de là il s'ensuit évidemment que , lorsqu'ils disent que Dieu , par la nécessité de sa nature, est l’auteur et la cause de tout ce qui existe, le
titre de cause et d'agent qu ‘ils lui donnent n'est qu'un vain nom." C'est tout comme si on disait qu’ une pierre est, par la nécessité .de sa nature, la cause de sa propre chute si du bruit qu'elle fait en tombant à terre, ée qui, dans la réalité, n'est ni cause ni agent. Leur vale opinion revient à ceci, que toutes les choses du monde existent également par elles:mêmes, et par. conséquent que le monde matériel est Dieu, ce qui renferme une réelle contradiction , comme je l'ai prouvé dans ce qui précède. Il en est de même des termes d'intelligence et de connaissance, dont ils se servent Fe de Dieu’; ils ne lui attribuent ces facultés que
« Ex necessitate divinæ naluræ, infinita infinitis modis sequi debent. » SPiN., Eth., Pars I, Prop. XVI, |
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dans le sens des anciens hylozoïstes ‘, à qui on a donné ce
nom, parce qu’ils prétendaient que touté matière était douée
de connaissance. C'est-à-dire qu'une. pierre, lorsqu'elle
tombe, a une sensation et une connaissance de sa chute; mais cette connaissance n’est rien moins qu’une cause ou un pouvoir d’agir. Or, qui ne voit qu'uné intelligence semblable ne mérite pas, à parler proprement, le nom d'intelligence.
Je conclus donc que les arguments qui prouvent que l'Être
suprême est un Être intelligent et actif, prouvent par le
même moyen, d’une manière iiconiepaties qu'il est aussi.
entièrement libre, etc est de là ue lui ohé le pouvoir qu’il a d’agir.
En second lieu , je dis que, Si VOUS concevez , la cause su— prême sans liberté et sans choix, et que vous en fassiez un agent purement nécessaire, dont les actions, soiènt toutes aussi absolument et naturellement nécessaires que son existence, il faudra conclure qu'il est impossible qu'aucune chose qui n'existe pas actuellement ait pu exister, et que tout ce qui existe, existe si nécessairement qu’il ne saurait n’être pas, et enfin qu'il n’y a pas jusqu'aux manières d’être,
et aux circonstances de l’existence des choses, qui n’aient dû-
être à tous égards précisément ce qu'elles sont aujourd'hui. Or, toutes ces conséquences étant évidemment fausses et absurdes, je tire une conséquence toute contraire à celle-là,
je dis que la cause suprême, bien loin d’être un agent Abe saire, est un Être libre et qui agit par choix. Au reste, Spinoza admet, en termes exprès, ces conséquences. dont je viens de parler, et il ne fait pas difficulté d’avouer qu'elles sont des suites naturelles de ses principes. Car il soutient ?
1 Voyez le passage de Hobbes cité ci-dessus, chap. IX.
? « Alii putant, Deum esse causam liberam , propterea quod potest, ut putant , ut ea quæ ex ejus natura sequi diximus (hoc est, quæ in ejus potestate sunt) non fiant. Sed hoc idem:est ac si dicerent quod Deus potestefficere, ut ex natura trianguli non sequatur, ejus tres angulos æquales esse duobus rectis. — Ego me satis ostendisse puto a summa
ation: a