CHAPITRE XIL 6 à dr
tous les mois sur elle-même, et qui tourne autour de la terre dans le même période de temps, avec tant de précision, que par ce moyen elle présente toujours à la terre le même côté , la même face, sans aucune variation sensible ? Si toutes ces choses et mille autres encore , qu'on a nouvellement découvertes, et par lesquelles on a mis dans un si grand jour la beauté et la sagesse inexprimables des œuvres de la création, si, dis-je, toutes ces choses avaient été connues du temps de Cicéron, ce grand maître dans l’art de raisonner, aurait parlé sans doute d’un ton plus assuré encore qu’il ne fait dans le passage que je viens de citer. Comment est-ce que l’athéisme, que Cicéron de son temps combattait si victorieusement avec le peu de connaissance qu’il avait de la structure admirable du monde, pourrait tenir maintenant contre ce grand nombre de preuves, que les expériences des derniers siècles ont ajoutées à celles des anciens ? Nous voyons maintenant qu'il n’est rien de mieux pensé que ce que dit l’auteur du livre de lÉcclésiastique ; après avoir parlé de la beauté du soleil et des étoiles, et de tous les autres ouvrages de Dieu au ciel et en la terre que l’on connaissait de son temps : «Il y a, dit-il, plusieurs choses cachées plus grandes «encore que celles-ci, et nous n’avons connu qu’un peu de «ses œuvres. » (Ecclésiastique, chapitre 43, ÿ. 32.) C’est le langage que nous devons tenir, nous aussi, malgré les gran-. des et belles découvertes des derniers siècles, puisque ce qu’on a découvert jusqu'ici n’est rien, au PS “ ce qui vai à découvrir encore.