CHAPITRE XIV
férentes. Dira-t-on que le bien commun du genre humain demande qu'il y ait des lois ? mais par là on confesse qu'il y a des choses qui tendent au bien du genre humain plus que d'autres, c’est-à-dire qu’elles sont plus propres à conserver et à perfectionner la nature humaine, à cause de quoi les gens sages trouvent nécessaire d’en faire des lois. Or, si la raison pourquoi certaines choses sont prescrites par les lois, vient de ce qu’elles sont nécessaires au bien du genre humain, qui ne voit que C’étaient de bonnes choses antécé— demment aux lois qui ont été faites là-dessus? Si l’on dit qu’antécédemment à la promulgation des lois elles n’étaient point bonnes, on ne saurait donner une bonne raison pourquoi ceci a dû passer en loi plutôt que le contraire. Ce qui est de la dernière absurdité.