ARTICLE II. LA RÉVÉLATION
nous avons établi précédemment nous donne le droit de nier la conséquence de ce syllogisme, et de dire: Non, ce n'est pas l'homme, ni l'ange, mais c'est Dieu lui-même qui a élevé Adam à la connaissance de la nature divine, au moyen d'une illustration intellectuelle rendant la vérité présente, et excluant la foi sous ce rapport.
Mais, parce que nous admettons le fait de l'enseignement divin nous ne sommes point enrôlés pour cela sous les drapeaux du traditionalisme, comme Valerga semble le croire (i); loin de là: la doctrine du Docteur d'Aquin, sur laquelle nous insistons, est même de nature à conduire logiquement la nouvelle école à admettre une conséquence qu'elle repousse de toutes ses forces, c'est-à-dire la coexistence 7iécessaire^ sinon la confusion du surnaturel avec le naturel, ou pour le moins, de ce qui est gratuit avec ce qui est dû à notre nature.