CHAP. VIII. >— SECONDE PARTIE DU PR013. SOLUT. GEN. :)D
et hujusmodi: Jiaec autem naturaliter nota^ siint principia totius cognitionis sequentis^ quae per studium acquiritur, sipe sit practica, swe sit speculativa (i).
Intellectiis noster cognoscït eus, et ea quae siint per se entis inquantiim hujiisinodi: in qua cognitione fundatur primorum principiorum uotitia, ut, non esse simul affirmare et negare^ et alia hujusmodi. Haec igitur sola principia intellectus noster naturaliter cognoscit ; conclusiojies autem per ipsa.... sed ipsorum principiorum cognitio in nobis ex sensibilibus causatur: nisi enim aliquod totum sensu percepissemus, non posse?7ius intelligere quod totum esset majus parte; sicut ?tec coecus fiatus aliquid percipit de coloribus (2).
Potentia intellectiva cum sit collativa ex quibusdam in alia depejiit : unde non se habet £equaliter ad omnia intelligibilia consideranda, sed statim quaedam videt, ut quae sunt per se nota., in qui bus implicite cotitinentur quaedam alia quae intelligere non potest nisi per officium rationis., ea., quae in principiis implicite continentur, explicando (3).
Cognitio conclusionum fit in nobis ex praeexistenti cognitione intellectiva pi^incipiorum., idest ex habitu; sed cognitio principiorum fit in 7iobis ex praeexistenti cognitione sensititiva (4).
41. Conclusion du chapitre. — Ces citations, et les autres que j'indique en note au lecteur qui pourra les consulter à loisir (5), suffisent, je crois, pour répondre à la seconde partie du
(i) Qq, Disp. De Virtufibiis in commiini. Qu. l, Art VIII.
(2) Contra Gentiles. Lib. II, Cap. LXXXIII. circa tin. Le lecteur remarquera le soin que prend S. Thomas ici et ailleurs d'insister |sur ce que les éléments des premiers principes nous Tiennent des sens : Nisi enim aliquod totum sensu percepissemus, non possemus etc.
(3) Qq. Disp. De Veritate, Qu. XI, De Magistro, Art. I, ad 12. — Cf. etiam corp. Art. et Art. III.
(4) In. Lib. II. Posteriorum analytic. Cap. ult.
(5) Qq. Disp. De Veritate, Qu. VIII. De Cognitione angelorum Art. XV, et Qu. XXIV. De Libero arbitrio, Art. I, ad. 20. — II. Dist. XXIV, Qu. II. Art. m. — Humm. TheoL, P. I. Qu. LX, Art. II.
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problème, qui comprenait l'explication des textes thomistes favorables aux idées innées et la démonstration de leur accord avec les textes contraires à ces mêmes idées. Ces textes ne sont opposés les uns aux autres ni en eux-mêmes ni en apparence, par la raison que les premiers parlent ouvertement d'idées et d'objectif, et que les seconds qui sont pour l'innéité les premiers principes se rapportent au subjectif, c'est-à-dire à la manière dont nous connaissons les principes de la science. C'est tout,
42. Trois dificultés. — Cependant il se pourrait que le lecteur sachant au moins d'après le témoignage commun avec quelle rigueur scientifique S. Thomas exprime toujours ses propres idées, se trouvât embarrassé par les difficultés suivantes : Si l'angélique Docteur est l'adversaire absolu des idées innées quelles qu'elles soient, comment lo a-t-il pu dire avec une entière exactitude philosophique que nous connaissons naturellement les premiers principes de la science ? 2° Pourquoi dit-il que cette connaissance des premiers principes est divinitus impressa ? 3° Pourquoi, avec S, Augustin, affirme-i-il encore que les principes cognoscuntiir in prima veritate ? Si ces expressions répétées si souvent et de tant de manières par le Docteur angélique ne signifient rien d'objectif inné dans l'âme humaine, elles semblent pour le moins être d'une impardonnable inexactitude.
Je m'efforcerai de répondre séparément à ces difficultés auxquelles le plus récent Ontologisme a recours pour s'abriter sous le nom de S. Thomas, et cette réponse aura l'avantage de confirmer et de développer mieux, en les particularisant, les doctrines exposées dans ce Chapitre et dans le précédent.