‹ Œuvres philosophiques du Cardinal Thomas-Marie ZigliaraChapitre 2 sur 126 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

VOntologisme et la conscieJice

Sommaire. — 3ii. La conscience et ses limites. — 3 12. La conscience ne nous dit rien de l'intuition ontologique. — 3i3. Fabre et Sans-Fiel veulent expliquer ce fait négatif de conscience. — 314. Ils éludent la difficulté et sortent de la question. — 3i5. Ils s'ingénient à trouver une conscience de l'intuition immédiate, mais ils l'accordent à peu d'hommes. — 3 1 6. On répond que si une telle conscience existe elle doit être en tous et accessible à tous. — 317, Ils essayent de prouver qu'ils ont^ eux, cette intuition. — 3i8. Leurs preuves n'établissent rien. — 319. Suite. — 320, Récapitulation et conclusion du chapitre.

L.\ Conscience et ses limites. — Tout le monde sait que la conscience est la voix révélatrice et le témoin à suivre dans l'analyse des faits connaissables qui s'accomplissent successivement en nous ; aussi la définit-on : une faculté dont l'office est de nous rapporter les faits internes de notre âme. Cette simple définition suffit par elle-même à montrer que dans le cercle des objets qui lui sont propres, la conscience est un témoin sincère et infaillible. J'ai dit dans le cercle de ses objets propres, parce qu'on doit, pour ne pas donner dans l'erreur, ne point perdre de vue que ce que la conscience nous révèle peut être considéré ou comme simple/^//, ou comme théorie. Je vis ; qu'est-ce que ma vie ? Dans le premier cas

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