‹ Œuvres philosophiques du père AndréChapitre 18 sur 136 · A MON REVEREND PÈRE LE P. ANDRE DE LA COBIPAGNIE · texte numérisé non relu

A MON REVEREND PÈRE LE P. ANDRE DE LA COBIPAGNIE

DE JÉSlTS.

« Mon révérend père ,

« Fax ChrisH.

« Je n'ai point fait réponse à la lettre que vous me fites rhonneur de m'écrire, il y a environ deux mois, parce que dès lors la résolution étoit prise de vous ester de Paris. Il n'y a point d'autre raison que celle que votre révérence toucha dans sa lettre , trop d'attachement à de certaines nouvelles opinions. Je ne sçaurois vous donner un conseil qui vous soit plus avantageux que de renoncer à tout cela. Et à Paris et à Rome on est résolu de ne point souffrir de pareilles nouveautés. Votre révérence a de l'esprit, et elle aime l'estude. Si elle veut tirer de ces deux choses l'avantage qu'elle doit

* La Biblioiheca scriptoritm societatis Jesu, de l'édition de Soutwhell , étant de 1676 , et les deux suppléments de Caballero (Bibliothecœ scriptorum societatis Jesii supplementa, Romae , i8i4 et I8i6 ) ne comprenant que les auteurs qui ont écrit après la condamnation et la dispersion de la société, tout secours nous a manqué pour l'époque intermédiaire, qui est précisément celle d'André. Heureusement nous avons pu nous aider quelquefois de notes sur les confrères du P. André empruntées aux manuscrits de M. dcQuens, et que M. Mancel a bien voulu nous communiqucr. Ces notes ne contiennent rien sur le P. Belaislre, et il n'est fait aucune mention de ce père jésuite ni dans Moréri ni dans les Mémoires do Trévoux ni ailleurs. Seulement nous rencontrons son nom, Charles Dclaisire, comme provincial de la compagnie de Jésus dans la province de France, au bas de la permission accordée au P. Bretonneau d'imprimer les sermons de Bourdaloue pour l'avent et le carême, Paris, le 3 janvier 1707» Voyez le Bourdaloue de Rigaud , 1707,

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