DEUXIÈME PARTIE. — II. XCVij
a*agit de rinlérét éternel cl*un \)ère, doit-on s arrêter à (k's iHenséances dont l'observation y mcttroit obstacle? Je prie donc votre révérence , au nom de notre Sauveur et do votre saint , d'examiner si le Jugement injurieux ({u'clle a iwrté jusqu'ici do M. D. et du P. M. n'y pourra i>oint préjudider, et si ce défaut do charité n'y rend point inutile ce martyre continuel dans lequel \ ous vivez. Je suis avec respect, etc. »
On croit peut-être que , pour répondre à une pareille lettre , où toutes* les accusations faites au cartésianisme •ODt iéfatées avec tant de force , le P. Guymond va faire quelques frais d*esprit , et rassembler au moins quelques argnftients plus ou moins plausibles. Nullement ; il se borne 9 dans un très-cx)urt billet du 31 juillet 1708 , à r^ter ce qu*H a déjà dit :
« La doctrine do Descartes et de Malebrancho est condamnée dans la compagnie , et on la trouve mauvaise dans ses principes et dans ses conclusions. Si vous me croyez, TOUS abandonnerez ces deux auteurs , et ne vous attacherez qu'à ceux de notre compagnie. Le parti que je vous conseille ne vous peut nuire ni devant Dieu ni devant les hommes ; l'antre vous nuira toujours. »
CSes derniers mots étaient prophétiques; car , quelques mois après cette lettre , André est envoyé du collège de h Flèche au petit collège d'Hesdin en Artois , comme régent d'une classe inférieure. Et encore il y est mal VOL et tracassé jusque dans les moindres détails de la vie : par exemple , nous rencontrons parmi nos papiers , daté dn conomencement de 1709, un billet adressé à André par le P. Le Tellier, de recteur devenu provhicial avant d'être nommé confesseur du roi, billet où se trouve celte phrase:
xeYiij INTRODUCTION.
« Je fais écrire au révérend père recteur pour qu'il trouve bon que vous ayez des rideaux à vos fenêtres. Pour ce qui est de la porte, je ne sache pas que cela soit d'usage *. Il y a d'autres moyens d'empédier les vents coulis. »
Mais un chagrin tout autrement sérieux attendait à HesdinleP. André.