GLOIRE A DIEU PAR N.-S. JÉSUS-CIIRIST
EXTRAIT d'un ÉCRIT PAIT TOUR RÉPONDRE A HA LETTRE AU PÈRE PROVINCIAL, t*^ DÉCEMBRE 1713.
« f**. Raison pourquoi on me dit des injures dans cet écrit et dans un autre. Cest, dit^il , que Ton savoit des supérieurs que le P. André refusait de se déclarer contre le P. Malobrancbe, et qu'il alloit jusqu'à dire que c'est un auteur trèsorthodoxe , et dont la piété paroît à chaque page de ses ou' vrages.
a 2<*. Le P. Malebranclle adopte çt aggrave tout ce qu'il y a d'erroné en matière de religion dans le cartésianisme. Il y ajoute un grand nombre d'autres erreurs : les unes déjà formellement condamnées par l'Église, les autres ou directement contraires à la tradition, ou si dangereuses, vu les confiéquences qu'on en peirt tirer , qu'aucun théologien savant et orthodoxe ne peut excuser cet écrivain que sur son extrême ignorance en tout ce qui regarde rÉcriturc et la tradition. Véritablement elle va si loin que, pour cet auteur, citer un passage de l'Écriture ou un endroit des Pères , et le prendre à contre-sens, c'est à peu près la môme chose.
« 3°. Le P. André a-t-il pu s'aveugler au point do no pas voir dans la Becherche de la Vérité toutes les erreurs condamnées depuis si longtemps dans Baius sur l'état de pure nature, de n'y pas apercevoir un sentiment pire que celui de Jansénius sur la nature du péché originel , et de ne pas reconnaître dans le Traité de la Nature et de la Grâce la plus insigne témérité qui fût jamais sur tout ce qui regarde l'économie du salut des hommes , que cet autour ose régler suivant son caprice, d'une manièrç toute contraire à ce que l'Église , fondée sur la parole de Dieu et sur la tradition contenue dans les ouvrages des anciens Pères, nous en a appris jusqu'ici.
« 4°.- Quoi ! le P. André trouve de la piété dans les Médita-