DE L'EXISTENCE DE DIEU
ainsi à l'infini* Il y a infinité partout, et par conséquent incompréhensibiiité partout. Et ainsi leur esprit est obligé de succomber sous la moindre chose,' en se* voulant roidir contre celui sous lequel il est juste et glorieux de succomber.
NOTES
Note 1, page 2. — Les preuveç métaphysiques, dont parle Nicole, sont celles qui se tirent de Tidée même de la Divinité. H n*y en a pas de plus rigoureuses ; mais elles ne sont point à la portée de tous les esprits. « Que les hommes, dit Fénelon, accoutumés à itiédiler les vérités abstraites et à remonter aux premiers principes, connaissent la Divinité par son idée, c'est un chemin sûr pour arriver à la source de toute vérité ; mais plus ce chemin est droit et court, plus il est rude et inaccessible au commun des hommes qui dépendent de leur imagination. C'est une dèmonstraticm si simple qu'elle échappe par sa simplicité aux esprits incapables des opérations purement intellectuelles. » Fénelon, De l'Existence de Dieu ^ part. I, ch. r.
Note 2, page 3. — La preuve de Vexislen^e divine par le mouvement de la matière se trouve déjà dans Aristote, Métaphysique^ liv. XII, ch. vi, La preuve suivante remonte à Anaxagore, ibid,, liv. I, ch. m.
Note 3, p^ge 4. — « Il n'arrive dans ce qu'on appelle la mort qu'un simple dérangement d'organe%; les corpuscules lesplus subtils s'exhalent, la machine se dissout et se déconcerte ; mais en quelque endroit que la corruption ou le hasard en écarte les débris, aucune parcelle ne cesse jamais d'exister, et tous les philosophes sont d'accord pour supposer qu'il n'arrive jamais dans l'univers l'anéantissement du plus vil et du plus imperceptible atome. A quel pi'opos craindrait-on l'anéantissement de cette autre substance très noble et très pensante que nous appelons âme ? » Fénelon, Lett, sur div, suj, de J/eV.,.11, ch. ii.
Note 4, page 5. — On trouve une admirable paraphrase de ce texte dans les Confessions de saint Augustin, liv. X, ch. vi.
Note ô, p. 6.— ^Cette vérité, méconnue à la fin du dernier siècle, a été mise hors de doute par toutes les découvertes géologiques depuis quarante ans.
Note 6,^page 6. — « Toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un méidehommequi subsiste toujours et qui apprend continuellement.» Pascal, De l'Autorité en matière de philos.
Note 7, page 9. — •« Les absurdités où ils tombent en niant la religion deviennent plus insoutenables que les vérités dont la hauteur les étonne •t, pQur ne vouloir pas croire des mystères incompréhensibles, ils suivent l'une «près l'autre d'incompréhensibles erreort. » Boifuet, Oraison fun. d'Anne d* Gontague,