‹ Œuvres philosophiquesChapitre 3 sur 55 · DB LA 9ÉC0M¥0$IT10N · texte numérisé non relu

DB LA 9ÉC0M¥0$IT10N

certains caractère vrais ou^ supposés d'rniaLogie extérieure.

On ne serait pas fondé par exemple k chaB^^ la valeur propre de termes tels que ceux d'aiieniiony de rappel^ etc., en leur faisant signifier égaleoi^it, et en venu d'une gàiéralisation arbitraire,. âMifo sensation devenue exduswe par sa propre vivacité, et indépmidammait de la puissance qui la rend telle ; toute modifioatiQn reproduite spontanément en Fabs^ice de son objet et sans tenir compte de la force reproductive^ etc. Car ce serait là dénaturer^ les idées en. les transformant; ce serait substituer au sens réel et métaphysique des tearmes une valeur artificielle et logique , et dès lors U n'y aurait plus de domaine pour une sci^ice de. réflexion. Dès lors aussi la métaphysique renonçant à fixer un système d'idées, qui constituent précisément son propre apanage, ou les prenant dans une source étrangère où elles ne se trouvent plus qu'altérées, ne pourraient que se ranger sous les bannières de la physique, dont elle devait éclairer les principes, et se livrer en aveugle à certaines formes logiques à qui elle devait donner un fond.

De là il résulte (et peut être dois-je craindre d'énoncer positivement ici une. opinion qui paridtra sans doute encore bien paradoxale) , de là, dis-je, il résulte que la méthode de Bacon si parfaitement appropriée à l'objet des sciences physiques (i), ou (1) La valeur dxclttsi?e qm Baoon doimatt à la méthode eifén'"

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au but qu'elles doivent exclusivement se proposer, n'atteindrait point celui d'une science des £aicultés ou opérations de ^i^telligence , ou ne pourrait s'y appliquer que d'une manière très-incomplète. Ainsi cette niaxime, qui nous apprend à procéder^ uniquement de la connaissance des effets à celle des causes , ne souffrant en effet aucune exception quand on la borne à la recherche de la vérité absolue, dans les sciences de faits rapportés hors de nous , serait de nul emploi quand il s'agirait d*observer ce qui est en nous ; d'assigner l'ordre de génération de nos facultés et les lois de notre pensée, ou de remonter par la réflexion à Torigine de toutes nos idées , jusqu'à celle de cause inclusivement.

En effet, pour nous en tenir au dernier exemple précédent, et n'ayant égard qu'à la réalité et aux moyens de notre connaissance intérieure, si la

mentale des seiences physiques, ressort bien clairement de ce passage datrsôtéd^diHifmfHlis seUnHarum^ oit tonte métaphysique» toute idéologie même peut trouver sa condamnation. « Mens hu- « mana si agat in maieriam , vatutam rerum , et opéra Dei con- « iemflafiio ; pro modo maieriœ operalnr aique ab eâdem deier- « minatur : si ipsain se veriatnr^ tanqmt» aranea texens telam , « tune demiim iiideterminata est ; et parit telas qiLasâam doctrinœ « tenûitaie ftH operisque miràbtlês , sed quoad usum frivolas et « ifiiai\e9. » Ainsi donc 1^ réflexion sur nousHnémes ne nous donne* rait que des idées confuses , vaines et frivoles ? Cependant Locke pensait autrement , lorsqu'il regardait les idées simples que nous aecpénitti de nos opéM^as intelleetuslles ^ptt'eévoir, itovk^ir, juger , etc., comme tout aussi claires qu'aucune de celles qui Viennent directement des sens externes. Descartes et Leibnitz auraient attribué aux premières une elarté «mpérwiire.

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