DK MAUPERTUIS ET DE TURGOT. SS
nomèiies, à tous les objets , ces idées premières , et c'est avec elles que nous percevons inclmsiblein^at et inconcreto l'existence de oe qui est hors de nous; enfin y en abstrayant des objets de perc^ition ces attributs de notre moi ou de notre existence in<liyidudle, et les concevant conune luiiversels, nécessaires, premiers 9 ou antérieurs à tous lés phénomènes , comme conditions essentielles de tout ce qui ^^^ pour nous ou apparaît à nos sens, nous nous élevcms jusqu'aux notions d& cause première, nécessaire, immuable, immense, c' est-à-dite jusqu'aux attributs absolus de Dieu.
La difficulté de pousser l'apalyse jusqu'à ce point exactement, tient, d'une part, à la nature et à l'origine des notions qui conservent toujours , même dans le plus haut degré d'abstraction , le caractère individuel et d'imité du moi où elles prennent môssance; d'autre part, à l'appUcation continuelle et nécessaire que l'esprit a fiaite de qes notions premières aux objets ou phénomènes sensibles, ce qui ^upéohe ensuite qu'il puisse les dépouiller ou les, purifier entièremait de tout alliagç avec les choses matérielles ou les phénomènes particuli^^ du mondé sensible.
ce Les hommes emploient sans cesse'^ et par une « sorte de nécessité naturelle, certains termes mécc taphysiques , et se flattent bien vainement de con- « cevoir ce qu'ils ont seulement appris à articuler. <x Ce n'est pas seulement du terme- substance, mais