‹ Œuvres philosophiquesChapitre 34 sur 55 · II · texte numérisé non relu

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c de plus de-ceux de causes, ^ action , de relation a et de ressemblance y et de plusieurs autres termes fc généraux, que les notions vraies et fiteondes dea meurent absolum^t cachées à la plupart des- es- « prits* » — «On sentira toute l'impc^tance de» « recherches sur la nature de ces notions^ ^i étucc diant la manière dont je conûdère la notion de «c substance 9 notion si féconde que toutes lei^ ¥éri- « tés premières sur Dieu, sw les esprits, sur la « nature des corps , découlent de cette 9Mxrce. Pour « donner dèà à présent quelque* aérant-goût de ces « recherches, je dirai que la notion de et que les (c Français appdlent force (virtualité, les Allemands <c krq/ft), dont l'explication est l'objet d'une sdenee <x particulière que j'appelle dynamique^ est néees- <r saire et indispensable pour éclairdr la vraie notion « de substance; car la force active diffère de lapais^ a sance nue recomme par les scolastiques , ^i ce ce que la puissance acîwe ou la £EK;uIté n'est autre ce diose que la possibîHté prochaine d'agir , qui a « besoin d'une excitation étrangère ou d'un vtimu^ et las pour être mise en action, ou pour passer à a l'acte , tandis que la force active, l'^tftéléchie, a contient l'acte en elle-même et tient un certain « milieu entre la faculté d'agir et l'action effectuée ; (« elle enferme V effort , et ainsi se porte par diète même à l'action sans avoir besoin de secoitrs étran- «ger^ pourvu seulement que tout obstacle s€iit « écarté. Nous avons une sorte d'exemple de cette i< force active dans un grave qui tend la corde à la-

DE MAUPERTUIS ET DE TURGOT. SSq

cr quelle il est suspendu ^ ou dans Tare qui est bandé. « ]^ effet, quoique l'on putôse et qu'on doive même a expliquer mécaniquement la gravité ou la force a élastique par le mouvement de Féther, cependant (c la dernière raison du mouvement de la matière a est une^bn^e imprimée dans tontes les parties de <c la création, qui est inhérente à chaque corps, « mais qui est diversement limitée ou ccmtrariée « dans la nature par le conflit de tous les autres, il « n'y a donc point de substance passis^; et pas plus a la matière que l'esprit ne cesse jamais d'agir. Ceux . (c qui ont donné l'étendue pour essence à la matière ce ont donc embrassé une erreur. » (Leibnite, édit. Dutens, tome II, pages 18-19-20. )

Ce passage renferme toute une théorie psycfaolo^ gique fondée sur la distinction des fecultés passives et actives.

L'âme réduite aux facultés petssipesj ou aux sensations, n'est qu'une puis^mce rme, une facu&é^ qui a besoin d'être exercée ou mise en action par des causes étrangères, n'ayant pas en elle-même le principe de ses modes ou opérations.

L'âme douée de fecultés actives est une force active qui enveloppe l'effort, conatum irn^oMtj et se* porte d'elle-même au mouvement sans secours étranger lorsque l'obstacle qui la retenait est enlevé, etc. On parvient à l'origine des idées et des notions, ou à une science qui a tous ses principes dans la nature même de l'âme active par essence.

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