SUR LA. LOGIQUE
saosation ]a :plus simple. Dans la soiisation d'un mouvement arrêté^ ou dans le souvenir de cette sensation y il trouve deux éléments bien distincts, et ^ ces deux éléments sont Vêtre qui sent et l'être qui résiste, et ces deux êtres sont sûrement bien distincts des sensations, par lesquelles ils se manifestent; car la sensation d'un mouvement arrêté^ ou qui cesse j malgré la volonté qui tient à le maintenir, n'est pas la sensation du pouvoir de Y être ou de Xohjet extérieur qui £ait cesser le mouvement : nous ne sentons pas ce pouvoir qui appartient à un être autre que le moi. Il y a donc une idée ou notion d'un être qui résiste et qui est jugé ou cru ensuite être le même d'où nous viennent nos sensations passives. Il y a donc idée de quelque chose autre que des sensations ; car les sensations ne sont pas des choses.
Lorsqu'on parle tant de la distinction que fait l'esprit entre le sujet et l'attribut, il s'agit de bien comprendre ce qu'on entend par le sujet^ et si l'on y pense compie il faut, on trouvera que ce sujet, qui tient dans la pensée le premier rang , est toujours conçu sous une idée qui n'a rien de sensible. ^
Le mot désir j appliqué à toutes les sensations ou modifications passives , comme à celle qui accompagne le mouvement volontaire de nos membres, est tout à fait impropre, sous ce dernier rapport; il conduit l'auteur à dire que la sensation vague qui