‹ Œuvres philosophiquesChapitre 50 sur 55 · M. GUIZOT · texte numérisé non relu

M. GUIZOT

science réduit à la plus simple perception à\m mode quelconque de notre sensibilité interne ou externe, la modification ou Fimpression sentie étant toujours distinctes (non par absiriictionj miûs par le fait) du sujet qui sent ou perçoit, quoique comprise sous la même unité de conscience ou d^existence relative.

On croit sauver la difficulté qu'il y a à concilier cette dualité primitive avec Yunité absolue , en disant :

(c Si l'existence est une, l'être est complexe^ il est à la fois être sentant et être sachant. Comioie être sentant, il subit son mode dt existence tel qu'il lui est donné par la sensation. »

« Comme être sentant, il est averti de son existence qui lui est réçéMe par la sensation. »

(c U se sent donc à là fois et se saH exister^ mais il ne se sent exister que de la manière correspondante à la sensation qu'il a subie, tandis qu'il se sait exister indépendamment de toute modification, etc. »

J'aurais ici bien des explications à demander sur la manière dont cm conçoit la complexité de l'être sans l'unité d'existence. Je voudrais savoir si Têtre sentant est toujours et nécessairement un être sachant , ou si la science de son être propre, comme des autres existences, est une science innée, si elle est contemporaine à la première sensation, ou si elle ne dépend pas de quelques conditions particu-

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