‹ Œuvres philosophiquesChapitre 52 sur 55 · II · texte numérisé non relu

II

cumêdejUiA), quek sont les mo^ ou c^pkniMtm que le moi s^'^jattribue actueUenent dans le £ak de eoascieiipé et eeox qu'il n^ s'attribue pas. L'a«» perception ou. le sentiment intérieur suffît pcmr étoblir te partage; maïs j qu»ad il s'i^tdes attrUtotk>ii8 fiéles à ràine- sub^ance ou à rétrequi ne peut^ se septir ni se connaître réellera^it comme chose j qu'est-ce qui peut déterminer le nombre et la forme de ces attributs ou prédicats logique»?

Qu'est-ce qui empéc^ de dire que les^ impres*siotts les plus obscures comme les perceptions les» plus claires , les mouvements wtomatiques de 1» machine comme les actes libres de la volonté, le fattiHkàxx corps comme la prévenance de Fespril, lès phénomènes de l'univers comme tout ce qui est pour nous objet de la pensée , enfin les qua-^ lités premières des substances ccmma les^ qualités secondes, ou les causes de nos s^i^ations comme leurs dfets s^itis, ne sont autre chose que des modes divers de la même âme, d'une substance unique? De là cet idéalisme systématique avoué ou caché, que M. Royer-Collard a si bien signalé comme une conséquence prochaine, ou éloignée de toutes les doctrines modernes, à partir de celle de Descartes.

Malebranche, dont le sy^tèe^e métaphysique s'appuie tout entier sur k notion de substsmce, Bfolebranche , si rapproché de Spinosa par la nature de son principe (et qui i^'^ diffère peut-être^

q^^m oa^ilï a été imnos conséquânt.) ^ se tmaq^r aaflanétittiitiqiMai& il dit cpÈt nous Qonnaissonft 1» subsÉffinod' de, no^^ âme par séntimenù intémear-j. à la di£Qëi:em}e des aatie» choses <m oli^ete dut mdnde^ esiBl^ieur coimtis par les idées que HHeu seul réi^lê oumamfime àire&tendementi

On peut ytÀT ( au livre IH delà Beeherdie<cfe la véiité) comment ce métajlrhy^Gien. considère tmit ce qu'il appelle idées , comme- des objets que* VkaxB peeçeit immédiast^s^nt hors djelle rt mm, p^mt comme des modifications d'elfe*méme ; les s«ules> modalitjés qui puissoit étm dite» lui appartenir en propre se bornent , dans ce S3mtènie y aux volontés j dé^rSiOVL inclimuions qui déterminent les aetes> et mouvements attribués à Tàme^ et dont I^eu seul est la cause efficiente absolue^

Ces résultats hypothétiques 9 tantt qu'il s'à^t de^ ce qui est ou n'est- pas dans l'âme substance, ponr^ raient se coneilter en principe avec l'expérienGe întéiîeure, si l'on mettait à la place de L'âme msbfr stancele moi phénoménal* G'e^ ainsi, en e£fet, que: les plus grandes difficultés du système de Malien Immche, au wj^ des perceptions ou des idées, pourraient s'édaircir, et qu'on senût peut-^x^ même fondé à dire qu'il pénétrait plus- avant dans les faits de conscience que son antagoniste (le savant Amirud ) f lorsque côlui*oi , n'ayant éganl <j^ l'âme substance et au point dé vue objectif, consir dérait les idées ou percepâpns ijadistinc^metit

388 AéFonsr

comme de simples modalités de Time qui ^o«l dkes être en elle oSjectwement ou par représentation ^et^ tant qu^elles lui représentent en eflfet les choses ou objets du monde extérieur, etc. Et vraiment, s'il ne répugne pas d'attribuer hypodiétiquen^nt à l'âme toutes ces représentations ou intuitions phénomémques comme les àiodalitésde sa substance, il répugne bien certainement au fait de conscience d'attribuer au moi y comme ses propres modifications , des phénom'ènès cpi'il perçoit actuellement hors de lui ou comme opposés à lui.

On peut voir par là que toute la discussion de ces deux grands métaphysiciens au sujet des vraies èt/au^ses idées , comme presque toutes celles qu'on a pu et qu'on pourra élever encore en métaphysique, tiennent h la confusion perpétuelle des deux sujets d'attribution que nous cherchons si soigneusement à distinguer l'un de l'autre.

Pour éclaircir encore, s'il est possible, cet^e distinction fondamentale, essayons de substituer dans les formules des arguments précités, à la notion de substance sur laquelle ils se fondent uniquement , la relation de la cause à l'effet que je soutiens être la seule primitive, la seule qui doive entrer dans l'expression ou fait de conscience.

Tout phénomène perçu ou senti comme e/fet y supposé ou nécessite le sentiment ou la notion d'une cause productwe qui le fuit commencer.

Je ait le sentùnentsvceXt^c^xkBe estTwo/, on la vo-

loAté même; je dis la notioa et crc^ancesiU caiiae est étraiigère à:la volonté, ou ROii^/»^

Dans le premier cas seulement, la relation p^itt être dite aperçue coitre deux j^nomènes inteipes; dans le deuxième caa^ eUç est conçue ou cri^entre un phénommie intecne et un /loainèiie.ext^eur , et les deux tersaà^ sont hétérogènes, comme nous l'ayons dit en parlant de la. relation d'une.modificfb' tion sensible actu^le à la substance de îâmé* Ofc, les relations des substances (i) ou des noumàies •entre eux, ou d'un noumène ayec un phénomène, ne sont point primitives en tant qu'elles sont hocs du fait de conscience et étrangères à l'aperc^ptîon immédiate interne, et lorsque les métaphyûdens partent de l'une quelconque de ces relations comme de données premières et nécessaires qu'ils appeUent idées inMes y formes^ virtualités Ou allégories ^ lois de Vesprit humain^ etc., ils renoncent à trouver l'origine de la connaissance et la solution du |n:^ .nûer problème de la philosophie.

Ce problème consisterait, selon nous, à détermi* ner comment l'esprit humain, en partant d'abord d'un £ait ou d'une relation primitive imn^édiatement aperçue entre deux phénomènes, il parviei^t à connaître ou à savoir que les mêmes relations existent entre les substances ou noumènes; d'où la né-

(1) La métaphysique confond les deux cas; en ramenant tous les phénomènes de Fâme à la catégorie de moûaUU ou à la relation abstraite et logî^e de êyManee,

de ces substMMM^cm^cMmiiâpmdasf^ iiiçrit(>i).

)Oa ^coiment, ^œ «ie««inb)e^ ijn'il n'y afnpsrit pas tiie^jcattsakté conçue hors 4e bobs , si nous'ii^ ^o^a^ moM pas 4'ftbord cette ticytièn «n tncms^mémes, <ck0l-à4ditie^ si nims ^^ons -pus'iiotis^Jiiièffies 4es ^ooÊêses ^4imwts de «ovtaîiis modes ^on opéitadîotis 4onJt noos âvdos la consMCMce on Tapepc^plMm in-

fioraqooi ibnc**». sonitl*il autrement «de la sui>- «tance, t(^ eontitieiitietitendHa^ qtie ia pTemièrè ,«tè ^Utesiles Mnéatimis ^soit nécessairement rapportée À wie vsvibstaiice ou une chose. seitmile, lofisqu^n oioiniîeDtwpi'eUe lœ l^t pas primttmineiit et natattrik»f€Dfit à wie teaoie Hm iforee abwloe ?

S?^ tsat vm ^e d^enMtidefiitM^ «'élève ^par une stiîle de prog^ d'mi preiAi^ ordre de PéfaKioiis «enties on «perçues entre des phénomènes jus*qu'aux relations conçues ou crues entre les nQt^• Tnènes ourles êtres tels qu'ils soQt, indépendamment de nons on de l'esprit qui ie conçoit, il devra Tépugner d'admettre comme primitif le rapport'flHnhérence des «modifications sensibles àTime qui est

.(1) Cest là tout. le fond de la théorie métaphysî^equelf. Ainpère et mjoi avons adoptée en commun, sauf quelques accessoires sur lesquels nous pouvons encore différer. Je n'ai voulu exposa Ici que les bases générales et sommaires ^ cette doctrine, me réservant d*en faire connaître successivement les dé^s et les preuves k la sodété , si elle le^lésfre.

▲ m» omtwoT. 3(Qi

4ifce4cs >subir. Il y a pkis^ tkÉt qa'ett i^mt égaoA k ^kux pkéwmMfMâ ou «ieux moobs cgepifÉc 6t compris sous la même unité' de conscience ou de cognitkmy on ne saurait t»o^dérer Tun dé' ces pfaéKonrànes^ qui s^mt ^reunaUe et traisitotiie^ par ^aiemple, oomime la modification d^un antre pfaé- «ronène plus oooatant ou phas fixe. U y aumii: dtnc ^rice de langage et de coboeption k dire que des mb^ sattotts quelconques panéwes «ont d« tnodîficatioiis •du même sentiment du moi ou de Tesiat^nce persanueUe^ puisque le moi ne perçoit aucwie ttsupres- «îon sensible qu'en la disënguaut de im^nnâme^ et en l'attribuant à un lieu du ccurp» ocg^aaîqueott ^ J'espace qmn'est pas Itd.

IjMtique Deocarles éiaUît que les odeurs, les couleurs y les sons et tout ee c{ue «ous appaku» les *0fuaiiiét êicôndes des corps , iie peuvent être vautre -chose que des «odîfioations de l'âine tsuèfitmee, Mcomment tftt*»l>tl pu entendre qae ees<quBlités, peifçues hors du moi, ne sont que les propres meda* flkés ou mantèras d'être de œ sujet? ^

En effet y te moi met hiars de lui tout ce cpti est passif 7 ou tout ce qui n'est pas compris dans le ^entiméut de l'activité qui le constitue; donc riai (de ce qui est senti pasûVement ou de oe qui est ainsi produit par une càu^e étrangère, isoit dans l'organisation, soit iiatis l'âuèe , ue saurait ^tre attribué au moi comme une de ses modifications propres etactuelles« Les «eules coodiâoations qu u^nières

39a jub^na

'd*ètrej d'exister, du moi, ne peuvent être que les dif- 'férentes mffinères d'exercer ou de setittr son acti^ vite.

Ainsi se trbuve tracée la ligne de déiDarcation -entre ee qui n'est pas modification dîi moi oa de la personne , tandis que la même iBcertitude sub- Mtera toujours, entre ee qui est ou n'est pas mo^fication de l'âme, et que la difficulté resterait entière , quand même un second Araaud discuterait encore ce point de doctrine avec un autre Malebranche, en employant toutes les ressources de l'analyse perfisctionnée et les prétendues données d'une philosophie nouvelle»

Si l'on ne consulte que l'expérience intérieure , qui poumdt mettre en doute si un mode ou une impression quelconque de la sensibihté, naturdlement localisé ou rapporté au corps, est ou non une manière d'être et un attribut du moi, qui n'a certainement aucim rapport à l'étendue ou à l'espacé et an lieu?

Nous attribuons aux pieds ( remarque frès4>ien d'Alembert) y lé mouvement comme la sensation ; pourquoi n'attribuons^nous pas de même atlx pieds la volonté de marcher? je réponds très-simplement: C'est que la volonté est identique au moi qui ne peut se voir comme objet en dehors, ou se mettre, pour ainsi dire , en velief hors de lui-même.

Il y a à la vérité une multitude d'impressions intérieures et très-variables par leur nature, qui ne se

Jooali^ént dans «icune partie dét^rBtiiBéé de l'oi^ nisation y mais qui Tafifectent toutenlièm* Si ee wmX là des modes- de L'existence animale , ce ne sont pfs des manières d'être du moi qui a la &ctdfeé de s'élever au-dessus de cesknpnsssions conftt^» poÎH* constater leur influence sur tout ce qu'il perçmt ou pense, et lutter contre ^ fatum du corps, par lapré** voyance et l'actiyiÊé de l'esprit.

Çuod in œrporefai^m in anime est PtxmdenU^* (Leibnitz Op., tome II.)

Je montrerai ailleurs par divers exeipples eoanment certaines modifications de 1» senmbilité passive ou animale sont opposées- au moi^ bien loin de pouvoir être identifiées avec lui.

Mais, rentrant dans le sajet de cet écrit, je terminerai Fexam^ de la pièce qui y a donné lieu psËr quelques autres observations qui ne sont que ks conséquences immédiates (te ce qui précède.

Nous ne savons pas, nous ne croyons pas naturellement et primitivement que l'ân^ subtfanee ou forée absolue soit la cause efficieute de TdObrt du de l'action que le moi s'attribue; miaisnous^sentoos ou ap^cevons immédiatement cet acte , et dans sa libre détermination et dsms son résultat opéré qui est un mouvement volontaire, seul ou aocompagné d'une sensation^ 4pnt ce mouvement est le moyen. Deux modes distincts l'un de l'autre quoique indivisiblement compris sous Ja même unité de ccmscienee, sont déjà dans le rapport de la cause à Feâel; et

màèré sCietmà>lf»kfi-^M^ momstck et pmsMt mk ék lêpn iMdsMtiw mdmëûdie^, comme personne qtn

<te «e«mttitd»jcmerc«Htitne cette véu^iton frritei- 4hre 4eia «camse-à i'efièt «e ^'<m dit avec roîsôti d«i fii^qpiM^éërùé^deiâ snriydtanee ai nsd(le,««voir r^'îl De peut y avoir i^/i wmn^mem de l'&ne disttiH^ du • im imt ' n ttk k modi6ciM0& ^Mi^la wanièpe d'hêtre.

Car le s^itiment de Tactivité ou 4'^fïb#t voulit, ommc ésL «Hmvanent opéré <m de VéfËst i^êa&ble t(9id9onifiÊe produit , ^^«8t fioint àa, toM le sentît «Mut -d'vne «idxuvoe mi d'une foi^êe absolue; il j a eH e£fet un s^itiment immédiat 4^ l'^vstivitié onde ffêttoittj ^^istîSûkéépmiÊïa, detoiltt»sle6«»enMtions tm mùdÈàMàotàÉ acoidestcttes prodnitH par de6 iCttusi»>(fM€OHq«^et!ieriN» wi Intemes^, maffs to^ jours émmxgètid^mÊL^m^

Aélîlé yxjgfit. ^ptt^élfoaMMBpagiiéeB an màaneat lée rsiâltitéHiu «hiwoi; 9M»ador»«lbs)«e<i^0éâ5i«r >fn IWi gt WK t; là rétPeiiMÉitif ^ les ^woiti.

iieiistue isignosB poiM ioi d%rypotèès fftnmsm» pas ^e'UttiMfriabsifiaiticms ; «oassuom éfion- HfOwderaL^fdrêgiiefflAi&^dim: Vmpéritmie' la ^^km ïBÊjme peut idotaif «sw de pveirvesoad^eMmpIdB.

Jecba d'abord i4fiiUl yia un ««ttitàitimft d*aail«rité tm tie^'%Miae i^^cmHMHœ le tmocmmmiti den- 'lim^tàdépeMbatt de toutes les iswisiitiOM ^Mte-

-W«$ y^dtqm flemciire tottônttft dti iâ«Dâque ^ lui- -même penihiA cfoe dwre l^Stet 'fie teille. Suppàstt rteâividu ^ottstrait aùt^mt que possible à toutes les cotises cPitnpi'éssions étwaigères; t[cte les yeuîc 'seieHt otwepts dians les ténèbres, ^"bme tendue {arrecùd) dans le silence , 'cpie 4e corps soient tm re<f)6is, tes musclés raialtie ââtnsleut- éfstt de contrac- "tion ordinaire.

Le degré d'effort nécessaire ^pour que chaque 'sens externe soit aprte à apercevoir tes impressions , alors tnéme qu'ils ne sont excités par «aucun ^timiï- *lant, mais setdemenft activés par 'te .force Vivante ife "vouloir et d intention {usque in spissis tenebris wptdà intentiane actuantut. StaM); icet effort, dîs-je, ouïe senftiment intimequi^^ i»rfttache, constituera à lui seul l'individualilté^ersonnelte ou te moi, sentiment très-réél , très-posîtlf , que rhabittifle 'ttous empêche de 'difitinguer en lui-ménïe/prtoècttpës, surtout, ctHmne nousleséurmes, de'sen^ftions'f^tf^ ^rfS^ctives ou causées parles dbjets eitérieuts, tuài^ que la plus légère -réflexion ne permet de "cotifanér^ -avec aucune de ces sensations.

Je dis, en second lieu , que leswétnesmpue^OM peuvent être dansla^sensibiUiié passive commenwv difications de Téfnte ^subsltance , •sans être flans ^ conscience du moi, comme produits de Ft«îttvltéou modes de l'existence personndle; et je trouve encore la preuve de cefaift dans frfusietn^cftiservaftionsiteittt ilsuffîra d'indiqiKT ici fesp^iiiteipales.

-3g6 R^owsis

Dan^ un sommeil <;Qaiplet, ejt Ipr^i^e tout exercice de l'activité libre est suspendu , le-sentimeni: du moi est, p^rJà même, aussi s^u^pendu. La sepsi* biUté et la motilité animales peuvent encore être mises ea jeu par différentes causes oi^^aniques^ sans que la personne y soit présente.

L'automate sentant est poursuivi en songe pw mille fantômes qui se succèdent sôus des formes diverses. U se meut, s'agite, parle, crie, sans que le moi le sache ou le veuille. Si ces mouvements ou ces cris le réveilleut en sursaut, il les sent ou les entend dans le passage instantané du sommeil à la veille; il les sent non comme vepant de lui, ou comme des effets dont il serait cause^ mais, au contraire, comme des .produits spontanés d'une cause ou force antérieure qui n'est pas lui.

Que s'il vient à répéter volontairement les mêmes actes, mouvements ou sons, il les aperçoit certaine^ ment alors d'une autre manière ou sous un autre rapport, puisqu'il sent trè^ien que c'est lui et non un autre qui les fait commencer.

De semblables expériences me semblent éminemment propres à constater la nature et le caractère primitife de la relation, ph^oménale de cause à 4^^,qui>constitue le Êii^ de conscience.

Il en est de même de ces modifications passives de la sensibilité, qui souvent agitent et troublent le sommeil de l'animal, sans que le moi en prenne connaissance au momait du réveil. L'individu I^

' A lîL crizôT. 397

perçoit, et par lé sentiment pénible, triste ou agréable qvCâ â de son existence , il jnge que les moéifrea-. tiens ou impressions passiveis quront amené ce sen* timent préexistaient dans sa sensibilité en l'absence du moi ou avant que la personne présente ne pàt s*en rendre compte.

Combien de fois révons-nous ainsi tout éveillés ? et les troi^ quarts de la vie des hommes irréfléchie ne sont-ils pas une sorte de somnambulisme?

Lorsqu'on se laisse aller à toute la mobilité d^uine ' imagination vagabonde, sans frein, sans contrepoids, sans mélange d'activité, à tout le mécanisme et aux distractions de l'habitude, l'automate sentant et moteur ne joue-t-il pas soii rôle d'autant plus parfaitement que le moi n'y est pour rien ?

Mrîs que la volonté vienne tout à coup à s'emparer de la direction des mouvements et des images, alors seulement il y a dualité dans le sentiment de Fexistence ou de la personne qui est et s'aperçoit cause de ce qu'elle opère par le vouloir ou l'effort en même temps qu'elle sent les effets opérés.

Là est l'homme qui déifient double dans l'humanité , après avoir été simple dans la vitalité (i).

Nie-t-on encore qu'il puisse y avoir, je ne dis pas des sensations sans être sentant ou des modes sans substance modifiée, mais des sensations animales

(1) Homo duplex in humanitaie, simplex in viialUaie, Boerhaave, De morhis nervorum.

3^ RÉPoir» ▲ n. euizoT.

jmkfmdémm^ dao» la mcqemcm. cpntinueUe de^ éWfralk^wiatife da^pasaiaitet d'afitioii'; quCo^ séfiaro^ I'uo,dafr9u|r6 0f& deux sprtes d!ëjién«iito^60itttîto« tîlsi^ltt Xh0mai^(jwmo di^leoc ) , %l Fq» pourracoBr cevoir ce qu'est l'animal soumi& aux lois fataltt^ c^iMiorganisntion matémdle^ ae;qu'erty^i>€^é)eyé an T9n% de pemcmne iateUigoUe et morale^ pae la^ libre aotia^ité sur laqudle sa fonde twt» sa pnéémi*^

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