CHANT IV. CONSTANTINOPLE
De SOU indépendance arborant la bannière ? La liberté pour tons luit comme le soleil. La force fit le droit : à ce droit arbitraire Qui défend d'opposer une force contraire ? Aux armes ! c'est le temps des glorieux trépas. Au despotisme enfin osez donc vous soustraire: Lui-même il va trembler, si vous ne tremblez pas.
Sur sa face soudain quelle moiteur glacée ! Comme si quelque bruit en secret entendu, D'une terreur subite étonnant sa pensée, Avait saisi son cœur d'un froid inattendu. Mais déjà de lui-même il a repris l'empire. Lentement vers son front il élève la main , Lentement il l'essuie, et, fatigué, soupire ; Et fixe, autour de lui son regard cherche à lire Si nul n'a pénétré dans l'ombre de son sein.
Mais vainement, du calme olbant la pâle image, A tous les yeux se tait l'immobile visage; Un œil qui le regarde, à l'entendre exercé. Comprend qu'au sein du monstre un grand trouble a passé.
Comme lorsque la mer. belle, sereine, unie. Offre aux gais matelots un paisible chemin, Et promet au voyage un heureux lendemain : Si plus sage, observant la surface aplanie, Le pilote aperçoit sur le brillant azur Venir en large bande un réseau plus obscur, Il prévoit que le vent à se lever s'apprête : A la poupe, au timon, aux voiles, matelots! Ne vous assurez point sur ces tranquilles flots La nuit nous garde une tempête.
CHANÏ ClNOllÈME