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LE PADISCHAH

Entre les souverains soumis à son empire. Celui que de plus près le despotisme inspire, Qui règne , de son cœur l'esclave favori , Qu'il nomme son lion , et son tigre chéri , L'empereur basané des hordes musulmanes.

Sur les monts d'istamboul, occupé de plaisii

122 POEME DE I.A OHECE.

Au jour accoutumé, loin des regards profanes,

Du jeu puissant de l'arc amusait son loisir. ''

Sa cour l'environnait, son bourreau, son visir, »^

Et ses beaux icoglans, jeune et fraîche couronne, "^

Et l'esclave au front noir sous ([ui l'oda frissonne; '''

Et tous, d'un œil flatteur et d'un front incliné,

Louaient, à chaque trait, l'arc toujours fortuné.

Spectateur à son tour, le despote superbe ,

Assis au fauteuil d'or, étincelant sur l'herbe ,

Comme un maître clément, confiait à leur main

Des traits , qui vers le but volaient toujours en vain ,

Et sa face un moment s'éclairait souriante ;

Et de sa main paisible il flattait sans dessein

Sa barbe aux flots épais, noire, et qui sur son sein

Descendait puissamment, parfumée et brillante. '"'

A [)eine on avait vu trente flèches tomber, Et les grands devant lui trente fois se courber, Lorsque, vers l'Oknieidan , sin* cette haute plaine Où d'un marbre arrondi les piliers éclatants Disent en lettres d'or l'adresse des sultans , Tout à rou|i un Tailare au coursier hors d'haleine

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