‹ ŒuvresChapitre 23 sur 65 · CHANT M. LES VALLÉES · texte numérisé non relu

CHANT M. LES VALLÉES

Ou n'eût qu'un vent sans force, une onde sans courroux? Le colosse flottant s'admire en sa conquête; Et, dans le bel azur plongeant ses flancs d'airain, Sur les flots qu'il écrase il marche en souverain , Fier du pavillon rouge éclatant sur sa tête; Mais, si le vent un soir sort du golfe d'Argos, Il peut, devant Hydra, s'entendre avec les flots; Et malheur an vaisseau , le jour de la tempête!

Elle approche! elle vient! l'éclair en est jeté. Vers Drajakan , un cri par Scyllen répété ^^"^ Frappe les Grecs de joie et les ïurks d'épouvante. C'est toi qui lui réponds, du haut de l'Érymanthe, Sainte Religion , sœur de la Liberté ! ^^

.l'ai vu, j'ai vu ces deux sœurs immortelles, Qui d'un peuple innocent ont écouté les pleurs, Paraître, et faire au ciel, avec leurs blanches ailes, Briller, l'une sa croix, l'autre ses trois couleurs. ^•'' Elles mêlent dans l'air leurs célestes emblèmes, Et voilà qu'un drapeau formé dans les cieux mêmes Est tombé sur la terre, aussitôt toute en fleurs.

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Je les vois maintenant, ces saintes alliées. Qui se donnent la main, et, d'im front souriant. Ont fait signe à la Grèce et montré l'Orient; Et, Tune sur l'autre appuyées.

Pour toujours réconciliées.

Reprennent leur vol mutuel :

Comme au temps de leur premier âge.

Quand le dieu qui hait l'esclavage Les a fait descendre du ciel. ''^

Les tyrans à ce dieu doublement infidèles

Qui tenaient sous leurs lois un beau peuple avili ,

De l'immense éclat ont pâli , Et déjà, fugitifs , cherchent leurs citadelles ; Déjà de leurs pyrgos s'échappent les agas '''■ Vers Coron et Nauplie et Corinthe et Patras . Qui bientôt à leur tour les chasseront loin d'elles.

Quel premier général , en montrant le chemin . D'un pas libérateur marche à la renonmiée. Et vers Patras conduit cette soudaine armée . La nnU'c sur la ttMc cl le glaive à la main?

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