‹ ŒuvresChapitre 24 sur 65 · CHANT M. LES V ALLEES · texte numérisé non relu

CHANT M. LES V ALLEES

Gloire, fils éloquent des pâtres du Ménale!

Germaiios a quitté la chaire épiscopale,

n a du haut des monts fait descendre sa voix;

Et, levés au signal de sa main pastorale,

Les Grecs, en le suivant, suivent encor la croi'

0 quelle midtitude accourt à son passage, Le ffrossit de ses flots et couvre avec ravas-e Tous les sentiers des champs, des collines, des bois. Comme mille torrents qui, par un jour d'orage, Vers le fleuve qui passe accourent à la t'ois

Laissant leurs vertes kalybées, ''"

Les pâtres descendent des monts ,

Armés, sous leur casque de joncs, De bâtons d'Arcadie aux tôtes recourbées. L'Érymanthe est en foule accouru le premier : Le Pholoë descend, le Lycée à sa suite;

Le Ménale se précipite, A l'appel de son fils entraîné tout entier. ''^ Chacpie village s'arme, et chaque monastère : Méga-S|)iléon marche auprès de Péristère ; ^'•'

Clitor (piitte son beau vallon;

Vanina, l'ombre diaphane

Qu'étend la feuille du platane

Sui' IVaii Jinquile du Ladoii.

La flûte aux deux tuyaux les précède et les guide; Et le chien au poil noir, joyeux et menaçant, De rocher en rocher les suit en bondissant. ^'^ Adieu, riches troupeaux ! adieu, moissons d'Élide ! L'Alphée et tous ses flots se soulèvent : quel cri Sous ses larges sapins fait trembler Londari ? Sept frères ont surpris la forte Karitène. Riche Kalavrita, tu tombes à ton tour ! Tes minarets brûlés ont déjà sans retour De l'aspect du croissant affranchi le Cyllène. « Victoire ! » et l'horizon montre en hâte fuyants De pâles cavaliers , sous leurs armes brillants. « Victoire ! » et Vostitza devant ces voix lointaines Voit son peuple en turban s'enfuir le long des mers, Et dans ses murs, soudain étonnés et déserts. N'entend plus que le bruit qui tombe des fontaines.

Poursuivez. Du Voda franchissez les détours. Voilà Patras! voilà ses infidèles tours. Où flotte un drapeau rouge, où les croissants rayonnent ! D'armes et de turbans les créneaux se couronnent; Au-dessus, vovez-vous s'assembler les vautours? « A l'assaut! à l'assaut! » on s'élance en furie: « A genoux! à genoux! » on se prosterne, on prie; Du coursier descendu , l'archevêque guerriei' Sur l'autel de gazon, à l'ombre d'un laui'ier,

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