‹ ŒuvresChapitre 35 sur 65 · L.'i jeniKî fille (le Chios · texte numérisé non relu

L.'i jeniKî fille (le Chios

Srulo, sans voile, denii-niie,

DV'Cueil en érneil est venue Demander un asile aux rivages d'Ârgos.

Ses pieds nus sont bless(''s par la route pierreuse. Belle 1 si jeune encor ! déjà si nnalheureuse !

Quelqut's lambeaux de soie, où l'or

Laisse un reste de broderie.

Au passant témoignent eiicor

Qu'elle fut riche en sa patrie.

0 donnez-lui du pain ! ô sous quelque hangar Laissez-la reposer, car la nuit est glacée; Et que votre pitié ne soit pas repoussée

Par la fierté de son regard.

'< Je reste seule an monde : ils ont tué mon père, Brûlé notre palais, détruit nos orangers. Et pour la vendre à Smyrne aux maîtres étrangers, Ils emmènent ma sœur, que suit ma pauvre mère. »

Que dit-elle ! voici , voici d'antres malheurs , Qui demandent pour eux la pitié qu'elle implore.

Vierge, qui pleures libre encore.

Non, ce n'est pas sur toi qu'il faut verser des pleurs; Ni sur vous, que le fer dans Chios a frappées. Ni sur vous, dans la flamme, au bazar échappées, Ni sur vous, dont la mer fut le libre tombeau : Celles qui ne sont plus ont le sort le plus beau ! Heureuses de mourir du moins dans la patrie, .

Sous leur ciel , à l'aspect de leur île chérie , Sans avoir à l'encan exposé leur beauté, D'un maitie musulman subi la volupté.

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