L.'i jeniKî fille (le Chios
Srulo, sans voile, denii-niie,
DV'Cueil en érneil est venue Demander un asile aux rivages d'Ârgos.
Ses pieds nus sont bless(''s par la route pierreuse. Belle 1 si jeune encor ! déjà si nnalheureuse !
Quelqut's lambeaux de soie, où l'or
Laisse un reste de broderie.
Au passant témoignent eiicor
Qu'elle fut riche en sa patrie.
0 donnez-lui du pain ! ô sous quelque hangar Laissez-la reposer, car la nuit est glacée; Et que votre pitié ne soit pas repoussée
Par la fierté de son regard.
'< Je reste seule an monde : ils ont tué mon père, Brûlé notre palais, détruit nos orangers. Et pour la vendre à Smyrne aux maîtres étrangers, Ils emmènent ma sœur, que suit ma pauvre mère. »
Que dit-elle ! voici , voici d'antres malheurs , Qui demandent pour eux la pitié qu'elle implore.
Vierge, qui pleures libre encore.
Non, ce n'est pas sur toi qu'il faut verser des pleurs; Ni sur vous, que le fer dans Chios a frappées. Ni sur vous, dans la flamme, au bazar échappées, Ni sur vous, dont la mer fut le libre tombeau : Celles qui ne sont plus ont le sort le plus beau ! Heureuses de mourir du moins dans la patrie, .
Sous leur ciel , à l'aspect de leur île chérie , Sans avoir à l'encan exposé leur beauté, D'un maitie musulman subi la volupté.