LE PARNASSE
LE PAR?sASSE
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Mont célèbre dans tous les dges, Que, sur les bords les plus divers, Dans les plus différents lanaja^es, Invoquent nos classi(pies vers.
Combien de l'ois, dès mon enfance.
Je t'ai rùvé , sans espérance
230 POESIES SUR LA (iUECE.
Que mes yeux te vissent jamais !
Est-ce bien là ta cime antique?
Ou quelque songe poétique M'a-l-il ligure tes sommets?
Non ; (les ondes Âganippides Hier j"ai franchi le vallon :
J'ai bu dans les sources limpides.
Aux penchants du vert Hélicon ; Non, ce n'est pas l'erreur d'un rêve; Le Parnasse aujourd'hui s'élève Réel sous mon œd étonné ; C'est lui-même et non son image Qui porte là dans le nuage l'n front de neia'cs couronné.
Le mont Etna })longe sa cime Plus profonde au-dessus des cicu\ :
LOlvmpe d'un front plus sublime En Phrygie a frappé mes yeux ; Mais aucun, ni le haut Cyllène.
Ni rilymette, parfum d'Athène, Ni rida, sans tlem-s aujourd'hui.
Ni TAthos. qui sous sa grande ombre Voit fleurir des des sans n(tnd)re.
N a frappé mon c(eur connue lui.
IJ<; l'AKXASSK. •IM
Al) ! lui seul le cœur d(i poète Peut éprouver nu coucevoir De quelle émotion secrète Le mien a senti le pouvoir/ Lorscpie, du haut de l'Érymanlhe, Par-delà les monts cpie Lépante Pu'pète en son golfe si pur, D'abord d'une neige éternelle .Vapercus la blanche étincelle, Siiïual de son sommet d'azur.
Quel est, demandais-je à mon guide.
Ce dernier sommet, si lointain.
Qui brille dans le ciel limpide Aux rayons dorés du matin ?
Il répondit : (^(^sl le Parnasse.
Alors, immobile à ma place.
VA frappé du magicpie nom , Je ne pouvais lasser ma vue, l'^t quitter l'image imprévue Qui m'attachait à Thorizoj].
VA nuunlenant ( je n'ose y croire ) ]e puis le toucher de ma maiu !
Je puis cM(Mllii' la grappe uoire Qui borde son rude clienuu !
Voilà Delphe et ses rocs antiques Qui jadis, aux fêtes Pythiques.
Virent le chantre d'Hiéron :
Et j'entends leur écho sonore .
Le même que naguère encore Éveillaient les pas de Byron.
Cette fontaine qui murmure Près d'un couvent de catoyers.
Et cultive d'une eau si pure La fraîcheur de ces oliviers, Est-ce elle, est-ce bien Castalie.
Qui, d'inspiration remplie.
Versait jadis tant de beaux vers !
Source aux poètes si sacrée I Oh ! comme elle semble ignorée Au bord de ces sentiers déserts!
De quelque raïa solitaire , De quelque vendangeur voisin L'àne en passant s'y désaltère.
Successeur du coursier divin î Profane , retiens ta monture ; Loin ilici son image impure!
11 regarde . et ne répond pas .
Va ciintiMue a laisser hoir»'