PHILIP. II
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est resté vainqueur , (jJoirc , Inuamje , hénédictiou , uiunuiy action de grâces^? Mais ce témoignage, nous devons surtout le rendre par nos œuvres. Honorons la vérité de notre loi par un attaclieincnt inviolable à ses divins enseignements : conservonsla telle que Dieu nous Ta donnée , telle; que nous l'avons reçue de nos pères et qu'elle doit être transmise aux dernières générations, dans son admirable unité , dans sa parfaite intégrité , dans sa simple et imposante majesté, sans nous permettre d'y ajouter ou d'en retrancber un seul trait, fût-ce même sous le prétexte de Fembellir et de l'accommoder davantage aux fantaisies et aux caprices du siècle , persuadés que notre politique mondaine , nos idées mobiles et cbangeantes ne pourraient se mêler , sans l'altérer et la corrompre , à l'éternelle pensée et à la politique céleste qui a conçu et réalisé ce grand ouvr.'ige. Tenons-nous également dans une sage défiance et de ceux qui auraient la prétention de retremper et de rajeunir l'Eglise, comme si elle pouvait vieillir , ou que sa force et sa gloire , et le principe de son immortelle jeunesse ne fussent pas dans son antiquité même ; et de ceux qui cbercberaient à substituer à l'ancienne foi de nouvelles conceptions , comme si , après celte grande lumière ,
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LES TROIS TÉMOIGNAGES. 8î)
le monde pouvait espérer une autre lumière. Croyons que l'E\angile a tout dit ; qu'après lui il ne reste rien à dire , rien à imaginer de bon et d'utile en fait de morale , de religion , de vertus domestiques , civiles et sociales ; qu'en dehors de lui tout ce qu'on nomme perfectionnement ne serait que décadence , tout ce qu'on appelle progrès , mi serait qu'un retour à de vieilles erreurs , et qu'enfin tous les efforts de l'esprit humain , en travail d'une régénération religieuse , ne réussiraient tout au plus qu'à nous donner du nouveau , mais non du meilleur.
Mais honorons, avant tout, >'. t. c. f, , la sainteté de notre foi, parles exemples d'une vie sainte et sans tache : qu'on dise, en voyant notre patience, notre douceur , notre piété simple et résignée , notre charité sincère : Il n'y a qu'une Religion divine qui puisse nourrir dans le cœur de ses enfants des vertus aussi dévouées et aussi pures , et c'est ainsi , N. T. c. F., que nous lui assurerons la plus belle des victoires et la plus douce des consolations ; celle qui lui donnera de voir ses ennemis eux-mêmes, gagnés par la persuasion de nos exemples , se ranger sous sa bannière , et marcher avec nous à la conquête de l'éternité bienheureuse.
• INSTRUCTION PASTORALE