L.\ DEUXIEME VISITE PASTORALE DE SON DIOCÈSE
C'est avec une bien douce satisfaction, x. t. c, f., que nous vous annonçons la reprise et la continuation de la visite générale que nous avons commencée , nous pouvons le dire , à la louange du Seigneur et de sa grâce , avec autant de fruit pour le troupeau que de consolations pour le pasteur , et dont nous nous proposons, chaque année , de poursuivre le cours dans chacune des grandes divisions de notre diocèse, jusqu'à ce qu'enfin nous ayons pu reconnaître par nous-méme toutes les églises confiées à notre sollicitude. Comme le bon Pasteur dont nous devons représenter auprès de vous le zèle et la charité , nous voudrions connaître toutes nos brebis et être connu d'elles: faire entendre à toutes
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notre voix et les appeler chacune par leur nom \ Nous devons , du moins , selon la recommandation du Sage, considérer l'état du troupeau, nous assurer de ses dispositions et de ses besoins; car nous n'aurons pas toujours celte puissance spirituelle qui nous a été conférée pour votre avantage ; inais viendra le jour de la couronne ^ , et nous savons qu'elle n'est promise qu'à notre vigilance.
Oui, N. T, c, F., la seule idée de nous transporter au milieu de vous , de parcourir vos cités et vos campagnes dans une simplicité apostolique , de nous voir entouré de vos multitudes empressées et religieuses , de recevoir les témoignages de votre respect et de votre attachement pour la Religion sainte dont nous sommes les ministres, et de vous prodiguer ceux de notre tendresse et de notre zèle , cette seule idée remplit notre cœur de la plus douce émotion.
Les peuples que nous avons déjà visités peuvent vous dire quelle tendre sollicitude nous avons pour vous tous; ils peuvent vous raconter de quelle sorte 710US avons vécu parmi eux; quelle a été notre entrée dans leurs murs , et que cette entrée ,
1 Oves vocem ejus audiunt, et proprias oves vocat nominatîm , et oves illum sequuntur quia sciunt vocem ejus. joan. x. 3 et 4.
* Agnosce vultum pecoris tui , tuosque grèges considéra ; non enim habebis jugiter potestatem , sed corona tribuetur. prov. xwii. 13.
grâce au ciel , n'a pas été stérile en fruits de salut; mais que notre exhortation a été vraie , pure , et sans fraude; que nous avons parlé, selon que nous avons été approuvé de Dieu, pour le ministère de r Evangile ; ne cherchant point la gloire des hommes , ni un \ain éclat de représentation , et ne voulant pas leur être une charge et une occasion de gêne; mais conversant au milieu d'eux comme un père au milieu de ses enfants bien-aimés , et désirant leur livrer non-seulement l'Evangile de Dieu, mais notre vie elle-même , tant nous vous chérissons dans le Seigneur ' /
Nous leur devons aussi, n. t. c. v., un témoignage de leurs œuvres et de leur foi , témoignage qu'il nous est si doux de leur rendre, et que nous avons jugé digne d'être publié dans les saintes assemblées. Toujours inspiré par cette pensée qui nous fait envisager les fidèles de ce diocèse comme les membres d'une même famille , unis sous un même cbef dans une conuuimnuté d'intérêts et de senti-
* Scitis quales fueriiniis in vobis propter vos... Scilis iiitioiluni nostrumad vos, quia non inanis fuit... Exhortatio enim nostra non de errore, neque in dolo; sed sicut probati sumus à Deo, ut crederetur nobis Evangeliuiii , ità loquimur ; nec quserentes ab hominlbus gloriam.... Cùm possemus vobis oneri esse , facti sumus parvuli In medio vestrùm.... Cupide volebamus tradere vobis, non solùra Evangelium Dei , sed etiam animas nostras, quoniàra charissimi nobis facti estis,