‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 68 sur 160 · LE BEDEAU · texte numérisé non relu

LE BEDEAU

Air : Sens devant derrière, sens dessus dessous.

Pauvre bedeau! métier d'enfer !

La grand'messe aujourd'hui me damne Pour me régaler du plus cher, Au beau coin m'attend dame Jeanne.

Voici l'heure du rendez-vous; Mais nos prêtres s'endorment tous.

Ah! maudit soit notre curé!

Je vais, sacristie!

Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré, lie, niissa est, monsieur le curé !

Nos enfants de chœur, j'en réponds, Devinent ce qui me tracasse.

Dépêchez-vous, petits fripons, Ou vous aurez des coups de masse.

Chantres, c'est du vin à dix sous; Chantez pour moi comme pour vous.

Mais maudit soit notre curé!

Je vais, sacristie !

Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ile, fnissa est, monsieur le curé!

DE BERAXGER. 149

Notre suisse, allongez le pas; Surtout faites ranger ces danies.

La quête ne finira pas :

Le vicaire lorgne les femmes.

Ah! si la gentille Babet Pour se confesser l'attendait!

Mais maudit soit notre cure !

Je vais, sacristie!

Manquer la parlie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ite, missa est, monsieur le curé!

Curé, songez à la Saint-Leu :

Ce jour-là vous dîniez en ville.

Quel train vous nous meniez, morbleu !

On passa presque l'évangile.

En fav'eur de voire bedeau,

Sautez la moitié du Credo.

Mais maudit soit notre curé !

Je vais, sacristie!

Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ile, missa est, monsieur le curé.

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