COLIBRI
Air : Garde à vous! (de la Finncor).
Mes amis,
J'ai soumis L'enfer à ma puissance.
De son obéissance
DK BEKANdKK. W"
J'ai pour gage ('(Miain
Un luliii. {Ter.) Sous forme d'oiseau-inoucluî, A mon clicvct ii couche.
Lutin doux et chéri, Baisez-moi, Colibri, Colibri ! (Ter.)
S'éveillant, Babillant, Au jour qui naît et brille, Son petit corps scintille D'émeiaude et d'azur,
Et d'or pur.
Fleur qui cherche sa tige.
Le voilà qui voltige :
L'aurore en a souri Baisez-moi, Colibri,
Colibri!
Je le vois
A ma voix, Voler vers qui m'implore.
Ses ailes font éclore Richesse, honneurs, amours
Et beaux jours.
Quelque soif qui m'embrase.
Il peut remplir le vase Que ma bouciie a tari.
Baisez-moi Colibri,
Colibri!
ilHH CHANSONS
Je puis voir
Son pouvoir Franchir l'espace et l'onde ; Du Pérou, de Golconde, M 'apporter dans nos ports
Les trésors.
Mais non; point d'opulence, Quand un peuple en silence Souffre et meurt sans abri.
Baisez-moi, Colibri,
Colibri I
Je puis voir
Son pouvoir Me donner des couronnes.
Des palais à colonnes, Des gardes et l'amour
D'une cour.
Mais non; j'en sais l'histoire :
Le monde, à tant de gloire, De douleur pousse un cri.
Baisez-moi, Colibri,
Colibri!
Demandons, Pour seuls dons.
Simple toit, portes closes, Des chants, du vin, des roses, Et la paix d'un reclus.
Rien de plus. (Ter.) Mon paradis s'arrange.
Dieux et l'oiseau se change!
DH nilUANCJKU. 2Sy
Kii piquaiilc liouri.
Baisez-moi, Colibri,
Colibri! {Ter.)
EMILE DEBIUUX'.