‹ ŒuvresChapitre 127 sur 165 · COLIBRI · texte numérisé non relu

COLIBRI

Air : Garde à vous! (de la Finncor).

Mes amis,

J'ai soumis L'enfer à ma puissance.

De son obéissance

DK BEKANdKK. W"

J'ai pour gage ('(Miain

Un luliii. {Ter.) Sous forme d'oiseau-inoucluî, A mon clicvct ii couche.

Lutin doux et chéri, Baisez-moi, Colibri, Colibri ! (Ter.)

S'éveillant, Babillant, Au jour qui naît et brille, Son petit corps scintille D'émeiaude et d'azur,

Et d'or pur.

Fleur qui cherche sa tige.

Le voilà qui voltige :

L'aurore en a souri Baisez-moi, Colibri,

Colibri!

Je le vois

A ma voix, Voler vers qui m'implore.

Ses ailes font éclore Richesse, honneurs, amours

Et beaux jours.

Quelque soif qui m'embrase.

Il peut remplir le vase Que ma bouciie a tari.

Baisez-moi Colibri,

Colibri!

ilHH CHANSONS

Je puis voir

Son pouvoir Franchir l'espace et l'onde ; Du Pérou, de Golconde, M 'apporter dans nos ports

Les trésors.

Mais non; point d'opulence, Quand un peuple en silence Souffre et meurt sans abri.

Baisez-moi, Colibri,

Colibri I

Je puis voir

Son pouvoir Me donner des couronnes.

Des palais à colonnes, Des gardes et l'amour

D'une cour.

Mais non; j'en sais l'histoire :

Le monde, à tant de gloire, De douleur pousse un cri.

Baisez-moi, Colibri,

Colibri!

Demandons, Pour seuls dons.

Simple toit, portes closes, Des chants, du vin, des roses, Et la paix d'un reclus.

Rien de plus. (Ter.) Mon paradis s'arrange.

Dieux et l'oiseau se change!

DH nilUANCJKU. 2Sy

Kii piquaiilc liouri.

Baisez-moi, Colibri,

Colibri! {Ter.)

EMILE DEBIUUX'.

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