‹ ŒuvresChapitre 44 sur 165 · A CORINNE DE L · texte numérisé non relu

A CORINNE DE L

AïK : A soixante ans il no faut pas remettre.

Je veux, pour vous, prendre un ton moins frivole : Corinne, il fut des anges révoltés.

Dieu sur leur front fait tomber sa parole. Et dans Tabîme ils sont précipités. {Bis.) Doux, mais fragile, un seul, dans leur ruine, Contre ces maux garde un puissant secours; {Bis.) Il reste armé de sa lyre divine. / „.

Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours, j

L'enfer mugit d'un effroyable rire,

Quand, dégoûté de l'orgueil des méchants,

L'ange, qui pleure en accordant sa lyre.

Fait éclater ses reaiords et ses chants.

Dieu d'un regard l'arrache au gouffre immonde,

Mais ici-bas veut qu'il charme nos jours.

La poésie enivrera le monde.

Ange aux yeux bLus, protégez-moi toujours.

Vers nous il vole en secouant ses ailes Comme l'oiseau que l'orage a mouillé.

Soudain la Icrre entend des voix nouvelles : Maint peuple errant s'arrête émerveillé.

Tout culte alors n'étant que l'harmonie, Aux cieux jamais Dieu ne dit : Soyez sourds. L'autel s'épure aux parfums du génie.

Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours.

En vain l'enfer, des clameurs de l'Envie, Poursuit cet ange échappé de ses rangs; De l'homme inculte il adoucit la vie.

Et sous le dais montre au doigt les tyrans. Tandis qu'à tout sa voix prêtant des charmes Court jusqu'au pôle éveiller les amours, Dieu compte au ciel ce qu'il sèche de larmes. Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours.

Qui peut me dire oii luit son auréole? De son exil Dieu l'a-t-il rappelé?

Mais vous chantez, mais votre voix console : Corinne, en vous l'ange s'est dévoilé. (Bis.) Votre printemps veut des fleurs éternelles, Votre beauté de célestes atours : [Bis.) Pour un long vol vous déployez vos ailes; i Ange aux yeux bleus, protégez-moi toujours. (

Bis.

DV. HMRA N(i ICli. 95

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