Cette chanson est en tî'te du volume publié en
DK HKIIANGIÎU, 17
Certaines gons qui pardonnent trop pou.
On m'a crié : L'occasion est bonne ; Tous les partis rapproclient leurs drapeaux. Allez, enfants ; mais n'éveillez personne : Mon médecin m'ordonne le repos.
Pour vos aînés que de pas el d'alarmes ! J'ai vu Thémis m'ôter mon plus doux bien ; Car en prison le sommeil est sans charmes : Près du malheur on ne dort jamais bien. J'entends encor le verrou qui résonne, Et dans ma main fait trembler mes pipeaux. Allez, enfants; mais n'éveillez personne: Mon médecin m'ordonne le repos.
Si l'on disait : La gaieté vous délaisse, Vous répondrez (et pour moi j'en rougis) : « De notre père accusant la faiblesse, « Les plus joyeux sont restés au logis. » Ces égrillards iraient, d'humeur boufTonne, Pincer au lit le diable et ses suppôts. Allez, enfants ; mais n'éveillez personne : Mon médecin m'ordonne le repos.
Vous passerez près d'une ruche pleine, D'abeilles, non, mais de guêpes, je crois. Ne soufflez mot, retenez votre haleine ; Tremblez, enfants, vous qui jurez parfois* 1 Le dard caché qu'à ces guêpes Dieu donne
1. Dans plus d'un village, on croit encore que les abeilles se jettent sur ceux qui profèrent des jurons auprès de leur ruche.
A fait porir des bergers, des troupeaux. Allez, enfants ; mais n'éveillez personne : • Mon médecin m'ordonne le repos.
Petits Poucets de la littérature,
S'il vient un ogre, évitez bien sa dent ;
Ou, s'il s'endort, dérobez sa chaussure ;
De s'en servir on peut juger prudent.
Non : quai-jc dit? Ah ! la peur déraisonne ;
Tous .les partis rapprochent leurs drapeaux.
Allez, enfants; mais n'éveillez personne ;
Mon médecin m'ordonne le repos.
LA MUSE ElN FUITE,
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