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LA MOUCHE

AïK : Je loge au quatrième étage.

Au bruit de notre gaieté folle, Au bruit des verres, des chansons, Quelle mouche murmure et vole.

Et revient quand nous la chassons? (Bis. ■ C'est quelque Dieu, je le soupronne.

Qu'un peu de bonheur rend jaloux.

Ne souffrons point qu'elle bourdonne,) Qu'elle bourdonne autour de nous. )

Transformée en mouche hideuse, Amis, oui c'est, j'en suis certain, La Raison, déitë grondeuse, (Ju'irrile un si joyeux festin.

L'orage approche, le ciel tonne; Voilà ce que dit son courroux.

Ne souffrons point qu'elle bourdonne.

Qu'elle bourdonne autour de nous.

C'est la Raison qui vient me dire :

s A ton âge on vit en reclus.

Ne bois plus tant, cesse de rire, Cesse d'aimer, ne chante plus. »

Ainsi son beffroi toujours sonne Aux lueurs des feux les plus doux.

Ne souffrons point qu'elle bourdonne Qu'elle bourdonne autour de nous.

DU. BÉRANOIÎR. 1N9

C'est la Raison; gare à Lisette!

Son (lard la menace toujours.

Dieux! il |)erce la eolIcM-elle : Le sani; coule! accourez, Amours!

Amours, poursuivez lafciionne; Qu'elle expire enfin sous vos coups.

Ne souffrons point qu'elle bourdonne, Qu'elle bourdonne autour de nous.

Victoire! amis, elle se noie Dans l'aï que Lise a versé; Victoire! et qu'aux mains de la Joie Le sceptre enfin soit replacé. [Bis.) Un souffle ébranle sa couronne; Une mouche nous troublait tous.

Ne craignons plus qu'elle bourdonne,^ Qu'elle bourdonne autour de nous. \

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