‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 110 sur 189 · oniMIKE · texte numérisé non relu

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<< notre propre siihstaiiee, notre eiiair (*t notre sanj; ; tt c\c même tonte ]i1iilosoj)lne doit devenir, par ' l'assimilation, la chair et le sanjy de notre intelli- « {^encc.

« Vons antres Grecs, vous aile/- pervertissant le « mythe; nous ne t'apprendrons pas à rectifier vos «voies, car il faut que tu rap])rennes toi-même; " mais nous t'enseiçfnerons à te méfier des couleurs « dont fimagination brillante des Hellènes com- « menée à revêtir le dorj^me sévère des Pélasges.

« Dans le Ijatium, le mythe a mieux conservé sa « pureté; il est resté presque intact dans les sanc- " tuaires de l'Étrurie.

« Étudie les barbares. Chez eux est une doctrine, ■' chez eux sont l'intuition et la synthèse. C'est là « qu'il faut chercher les rudiments de la religion , « le germe divin des sociétés humaines.

" Écoute encore. Le bienfait même a besoin d'ê- " tre expié par l'auteur dn bienfait. Ne dites-vous < pas, vous autres Grecs, qu'Apollon fut tenu d'expier le meurtre du sei'pent Python? Penseriezvous que ce fût par respect pour l'inviolabilité de la vie?

« Tu as pu voir cette inscription sur nos obélis- [ues: «Tel roi a achevé de fonder le monde; » et chaque nome de l'Egypte cite un de ses rois pour avoir accompli ce travail.

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