‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 116 sur 189 · LIVRE SEPTIÈME. i · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. i

<i humaine. L'état social est une initiation de plus « (jue la Providence divine a crue nécessaire pour " hâter le progrès de cette race qu'elle aime; il est " aussi un remède à notre infirmité ; ou plutôt , " par les sympathies générales qu'il perfectionne "OU quil produit en nous, il témoigne de l'unité « primitive qui fut notre partage. Un grand pré- " cepte que nous adressons à chaque homme en par- « ticulier, à chaque famille, à chaque peuple, est " celui-ci : « Connais-toi toi-même. » Le commence- « ment de tout progrès pour l'homme seul, aussi " hien que pour une réunion d'hommes, est de se i' connaître soi-même. C'est là que réside le principe '< de la responsabilité.

" Mais pourquoi cette nécessité du perfectionne- '«nient, imposée à l'homme? Pourquoi sur -tout .< cette nécessité ressemble-t-elle tant à une expiai<tion? L'houïme aurait-il été créé imparfait, ou *< serait-il descendu par sa faute du rang où il au- ;< rait été originairement placé? Je dois te le dire, "Thamyris, ton esprit, tout préoccupé par ce que « tu as déjà entendu de nous n'est pas assez pré- '< j)aré, ni le nôtre assez vaste pour comprendre la >. raison de l'épreuve et de l'expiation. Le voile bril- « lant de répo[)tisme ne saurait qu'offusquer tes «yeux, car les nôtres en sont toujours éblouis. Et " cet époptismc même en cache un autre qui nous

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" est iTiî(M<lit à nous aussi ])\cu (ju'aiix n('(>])liytcs. «Toutcccjiic nous pouvons iaire, Tliaiiiyris, c'est - (1(^ MOUS arrêter avec eux devant l'obscurité ini- 'i niense, de contenii)ler ensenil)le les ténèbres au- « gustes. »

«Un autre prêtre raconta ensuite l'histoire du j)héni\, histoire conservée dans les anciennes traditions du temple d'Isis.

»« L'éjiotpie de la nioit et de la résurrection du « phénix était arrivée. Les fds d'Uranus sont ras- « semblés autour de lui par leur père , (|ui leur « donne ses ordres en ces mots : « Vous avez souvent X entendu parler d'un oiseau merveilleux, père et «fils de lui-même. Le jour approche où, sur la « montagne sacrée , cet oiseau , unique dans le « monde, construit son tombeau avec des bois odo- « riférants pour y être consumé, et renaître à l'in- « stant môme de ses cendres immortelles. Ma noble « race a le droit d'assister à ces funérailles sans '! mort. Mais un seul d'entre vous peut prétendre à .< une telle gloire, car le phénix se retire dans un « bocage gardé par de vénérables prêtres qui n'y « laissent pénétrer qu'après des épreuves. Allez, mes « fils, celui de vous qui aura été jugé digne de voir " le phénix héritera de ma couronne. » Ainsi parla «Uranus; ses fils, s'inclinant avec respect, parti- < rent pour se rendre à la montagne sacrée. Ils en-

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