‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 123 sur 189 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

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•<(>iii, ropoiitl .loi), mais ccst la vie imiiioilcllc. .< Femme, nas-tu jamais vu la (henille «jui rampe, ' lorsiiiTellc est près de mourir, se eonstruire ellei< même un tombeau formé de réseaux de soie? n'as- " tu jamais })énétré au travers des léf^ers tissus scm- " blablcs à un or ductile, pour y voir la uiomie de « la chenille, (|ui na{»uère se traînait sur Therbe, et '«qui rongeait les feuilles des arbres? n'as-tu ja- « mais vu ensuite cette momie , plongée dans le « sommeil de la mort, se débarrasser de ses langes, .1 s ouvrir son tombeau , revêtir des ailes diaprées , M et se jouer sous le soleil ? La chenille est un em- « blême c[ue Dieu nous a envoyé. Naguère elle se " traînait sur l'herbe, et rongeait les feuilles des ar- « brcs; maintenant elle vole dans l'air, et se nourrit .< du parfum des fleurs. »

« A ces mots il soulève le linceul : « Femme, dit- « il, ose regarder ce visage, et dis-moi si déjà il ne « rayonne pas d immortalité. Regarde si tu ne vois « pas un noble sourire sur ces lèvres, et si ces paui< pières doucement fermées n'annoncent pas une « ame qui s'occupe en silence de hautes pensées. «Oui, ce sont les pensées nouvelles de fautre vie. «Regarde ce front, et explique- moi ce que veut « dire ce calme solennel. Lame de ta fille marque « les dernières traces de son passage sur ce beau «marbre blanc quelle a vivifié un instant, et elle

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