‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 134 sur 189 · LIVRE SEPTIÈME. 3f · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. 3f

lui, ciiit (jiic j'avais besoin de donner quelque repos à mon intelligence. Il me dit: «Ecoute, "Tliamyris, c'est assez pour aujourd'hui. Demain « commencera pour toi l'épreuve du silence. Cette « épreuve durera quarante jours, si d'ailleurs tu te " rends dipne qu'elle ne soit pas prolongée. Tu con- « tinneras d'écouter les entretiens des sages et le récit « des merveilles anciennes; mais qu'aucune parole ' « ne sorte de ta bouche. C'est bien le moins que « d apprendre à mettre un frein à sa langue. »

« Je m'inclinai en signe d'adhésion. Roi de la colline^ carrée, avant d'aller plus loin je dois vous dire encore une chose : ce monde-ci , dans le langage symbolique, s'appelle l'enfer, le monde inférieur. C'est un chemin, un vestibule; c'est en un mot le lieu des épreuves.

« Conformément à ce langage, les demeures des habitants de l'enceinte sacrée sont partagées en deux parties. L'une est celle de la vie ordinaire , c'est l'enfer ; l'autre est celle de ceux qui ont subi les épreuves, c'est l'élysée. Un fleuve sépare les deux contrées.

« Souffrez, Evandre, que je suspende mes récits, je sens mes forces épuisées. Vous-même, roi pasteur, vous devez être fatigué par l'attention que vous voulez bien m'accorder. w

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