‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 143 sur 189 · LIVRE ULITlÈiME · texte numérisé non relu

LIVRE ULITlÈiME

'< lieu de nous; il nous a été enlevé ou par les f>é- " nies invisibles, établis par les dieux pour veiller " à la prospérité de cette terre que gouvernèrent «des dieux, ou par les dieux eux-mêmes dont il ' mérita d'être l'égal. Que son fils, cette seule por- '< tion de lui qui nous soit restée , que son fils re- « çoive à sa place les honneurs de la sépulture ! »

»« Après ce discours , l'assemblée des vieillards se leva, et suivit en silence le roi Théoclymène dans le champ d asphodèle destiné aux sépultures royales, champ sacré où domine le vaste tombeau d'un dieu qu'il n'est pas permis de nommer. Lorsque les devoirs funèbres furent accomplis, les vieillards se formèrent de nouveau en assemblée pour s'entretenir entre eux sur l'ensemble des destinées humaines, dans le lieu même où était marquée leur fin apparente. Us voulurent que les néophytes assistassent à ces graves entretiens, mais il ne leur fut permis que d'écouter. Les vieillards s'assirent sur les marches d'un obélisque élevé au milieu du champ de deuil. Les néophytes, dispersés autour, à une distance d'où ils pouvaient facilement entendre les discours des vieillards, étaient assis sur des bancs de gazon. Parmi les vieillards était un sage Éthiopien ; je crus d'abord voir en lui un témoin étranger venu d'un autre univers pour connaître la sagesse qui préside à celui-ci. Son visage

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