TOME IV
noir iiNiiit (|iiol<jiie cliosc d iiii|t;issil)i{; , et inciiic cl iiiimoMlc iominc une iin;i{;o du temps. Ses yeux seuls exprimaient le sentiment de la vie vaiiaMc ( ( successive.
u T/ancien des vieillards dit ; " Que tiois se lèvent «<à-la-l()is; (|ue l'un soit un Hébreu, instruit dans «les traditions des jKitriarches; 1 autre un Sealde « destiné à enseijjnei' les instituteurs des nations « celticjues; le troisième un Ihachmane de 1 Inde. »
« Les trois vieillards se levèrent, et dirent alternativement une cosmoj^onie différente.
« Un Éfjyptien lut quelques lignes du livre de Thot ; et ces lignes étaient un résumé de ces cosmpponies diverses.
« Le monde des essences existait dans la pensée «de Dieu. Dieu voulut exprimer sa pensée, et le « monde des substances exista. La substance d'a- .' bord n'eut point de forme; Dieu dit, et elle subit «le joug de la forme. Dieu dit une fois, et pour « Dieu une fois cest toujours, et la substance subit «toujours le joug de l'organisation, le joug de la «vie, le joug de l'intelligence; et l'organisation, la « vie à ses divers degrés, rintelligence, finiroiït par « conquérir toute la matière en la domptant , ou « même en l'informant. »
« Mon esprit, Évandre, s'abaisse devant de telles doctrines.
LIVKE HUITIÈME. 419
« Après la lecture du livre deThot, rancien des vieillards se lève, et dit: «Néophytes, louez Dieii, '< car t'est Dieu qui a créé l'homme, qui l'a créé «avec des facultés perfectibles, avec une intelli- « gence sympathicpie et susceptible d'avancement. « Néophytes, la vérité existe, elle existe forte et in- « vincible. Elle se manifeste selon les facultés de «l'homme, et selon son intelli^jence. Ce qu'il faut « que l'homme connaisse de la vérité , selon les «temps et les lieux, se révêle toujours selon les « temps et les lieux. La vérité nécessaire au genre « humain a toujours été et sera toujours dans le « genre humain. »
«Roi pasteur, il ne m'avait pas été donné de comprendre les emblèmes dont chacun des trois vieillards venait de se servir pour explicpier l'origine des choses; et leurs paroles mystérieuses n'otit été pour moi que des paroles pleines d'harmonie, semblables à cette sorte de musique dont les sons ne se lient point au langage articulé : chacun leur applique et ses propres pensées et ses propres impressions. Je me formais moi-même intérieurement un système, mais Un système tellement fantastique , qu'il m'échappait lorsque je voulais le considérer avec la vue de mon esprit, et le fixer dans ma mémoire. J ai su seuleuient la puissance et la bonté du grand Être qui crée éternellement le