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inondt'. Ciost iiinsi, loi pnsUuii , t|iic les (r;i(li(ioiis ])rimilivi'.s SI" niodifii'iit cl saltcrcnl cm siissimilanf à rintclli^jeiicc luimaiiic; c'csf ainsi (]nc (diacjuc lioiiiinc finit pardonner la coiilcnr de; sa pensée à la pensée dix i ne. (^n peut en dire autant de chacune des laccs, distinctes entre elles, et dont Tenseinble forme la {grande famille du fjcnre humain, races si semhlablcs et si diverses. La parole hnmaine n'est qu'un miroir de la parole divine, et un miroir plus ou moins exact, plus ou moins fidèle. Mais il subsiste toujours une image affaiblie, une ombre de la réalité : la pensée divine ne peut être 'jamais complètement altérée; et pour les bautes intelligences elle est toujours la pensée divine, toute- Ibis devenue accessible. Les formes différentes des différentes intelligences luimaines, rendues sensibles par les formes différentes du langage, donnent une idée des altérations successives que subit la tradition en se transmettant. Faut -il d(mc s'étonner si les génies sublimes, suscités pour diriger les destinées humaines, parlent à chaque peuple la langue de ce même peuple , puisque les dieux eux-mêmes sont obligés d'employer la parole humaine, lorsqu'ils daignent s'entretenir avec les hommes ?
« Les néophytes , condamnés au silence, témoignaient par l'étonnement et l'incertitude de leurs