‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 24 sur 189 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

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« lie à l;i divinité. Les traits de ton visage jH>rteiit « tous rciiijneiiite d'une race divine. »

« O mon père , dit Orphée, car je n'ai point d'aii- « tre père que vous, je vous lai déjà fait connaître; «j'ignore entièrement ce que vous me demandez; «je ne sais pas même le lieu de ma naissance; et « ce n'est pas sans une vive douleur que j'en fais « l'aveu : l'homme aime à se {glorifier de ses ancêtres. « J'ai renoncé volontairement, vous le savez, à con- « sulter la voix de Leucade; je n'ai pas voulu me « séparer de la {^frande famille qui est encore sans " aïeux, et à qui je viens promettre une postérité. '< Prométhée souffrit d'immenses douleurs pour « avoir donné aux mortels la capacité du bien et du '( mal. Quoi<jue je ne sois pas un Titan, j ose braver « ce danger. Le sang qui coule dans mes veines est- « il la cause inconnue de ce couraj^e, ou bien est-ce « le génie tout seul de la poésie qui trouble tous '< mes sens? Enfin j'ai remanjué comme vous, il- « lustre vieillard, ce mystère d'abandon et de dé- « laisseraent qui repose dans mon nom , dans ce nom « que j'ai entendu résonner autour de moi sitôt que i< j'ai pu entendre , et qui ne m'a été imposé ni par « un père chéri ni par une mère adorée. Cette siu gnification privative n'est peut-être due qu'au « dénuement de mon enfance ; mais peut-être aussi K est-elle une triste propliétie du peu qu'il me seia

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