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sociales. Les Pélasges, rasseinl)lés sur une {;réve f iiiiMiltucuse, étaient proupés autour d'Orplice et (.1 Eurydice. Ils écoutèrent cVabord avec un étonnenient stupide; un instant après ils furent entraînés ])ar la force ma(;nétique, intime, irrésistible de la jHusicpie. Cette puissance inconnue réveillait leurs facultés assoupies, et faisait pénétrer la pensée dans leur ame encore brute. Ils ne pouvaient comprendre les paroles mélodieuses de la vierj^e ma^rnanime, mais ils éprouvaient mille sentiments nouveaux. Un monde entier semblait se dessiner pour eux derrière un nuajjc. Ils croyaient que ces deux créatures merveilleuses étaient des génies bienfaisants , des êtres d'une nature plus élevée, et ils se prosternaient pour les adorer, Eurydice sur -tout leur offrait tous les traits d'une divinité compatissante. Je ne sais quel pressentiment les avertissait qu'ils allaient enfin sortir de cette vie dure et sans avenir, à laquelle ils avaient été condamnés jusqu'alors. Enfin leurs cœurs commençaient à être susceptibles de recevoir toutes les émotions prop^ressives et (généreuses. « Je comprends « bien à présent, disait Orpbée en lui-même, pour- « (juoi je n ai point réussi dans mes premières ten- " tatives. Sans doute il fallait que je fusse avec la " fille de la vision. L'autorité vient non seulement '< du î^énie, elle vient aussi de la grâce. La force et