TOME IV. IV
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•f retire de moi. Plus dune fois les Titans, dont « le réfync alors paraissait devoir être iniiiinaMe, « m'ont menacée de me revêtir d'une tunique de " pierres , parce(jue, par mes oracles , je les troublais «dans leur force. Je prédisais le siècle nouveau '< qui me tue. Orphée, il faut que je te le dise, j'ai « résisté, autant que j'ai pu , à ton ascendant; c'est " moi qui ai rendu vaines tes premières tentatives : '< tel était mon destin. Je suis vaincue j)ar toi et .< par la fdle de l'homme d'airain. Je n'ai aucun « ressentiment contre vous; je veux te le rediie, je «ne suis point un être malfaisant. Écoute, poëte u divin, écoute le peu de paroles qu'il m'est donné '< de prononcer encore, et qui sont les dernières; tu « peux les écouter sans crainte, car maintenant mes « paroles sont sans puissance. Ecoute donc, j'ai vu K un monde périr, et ce spectacle ne peut sortir de " ma pensée. Des races florissantes existaient où « sont à présent les abymes des mers. T^a fjrotte oîi u tu m'as suivie, et dont tu ne peux voir les tristes "merveilles, est un mélaupc confus de débris de <! rochers, de fortes citadelles, de grands tombeaux. « Tout a été confusément entassé par le génie de la a mort. C'est au sein d'un si lamentable chaos que « j'ai fixé ma demeure, comme les oiseaux de sinistre « aup^ure qui bâtissent leurs nids parmi les ruines. «Les pères de la race humaine actuelle ont vu