‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 4 sur 189 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

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l'uiiiif (1 Une riice rovulc, dont les ilcstinrcs (■(miinciiccii! , iliiK'iil et finissent.

L()i-///<>.s', an piniiel, l()is-/»o?Y'5; c'est la désijjnution âv. tovite loi antericnn» à la constitution civile des sociétés lunnaincs. Si je m'étais servi de la locution /o/ f/Y/r/<Vw??- ?k7/(', j'aurais éjjaré le lecteur dans un sens inconiplcit : le sens vrai et léjjitime sera fixé dans le IX" livic;. La loi-;no5 est émineninient ésotérique.

Ops, au pluriel opes : c'est la terre, c'est la richesse, c'est Ihounue identique avec la terre, c'est le possesseur par sa nature propre, c'est le défricheur primitif, c'est l'hounne dans le sens le plus absolu et le plus virtuel. Ici, il faut que je l'avoue, j'ai tout pris sur moi. Néanmoins ma hardiesse sera pleinement justifiée dans les volumes de preuves.

Uops est donc pour moi le mr d'un âge antérieur, Vhomme qui a en soi la raison de lui-même , et qui par conséquent, né dans la capacité du bien et du mal, peut s'attribuer fimpunité.

Le vir est Vops d'un âge suivant. Ainsi le mot vir serait mal traduit par le mot héros. Enée est appelé dans Virgile vir et pater. H aurait du être appelé aussi auctor, dans le sens de la vieille langue latine , dans le sens où /îomi//i<5 disait /7(/es AUCT0RIT.4SQUE mea, c'est-à-dire dans le sens de source et cause.

Je me suis plus d'une fois arrêté sur le mot hostis , et j'y reviendrai encore.

Maintenant nous savons ce que sont les religions opiques et les religions hostiques. Ce n'est pas seulement la différence de l'ésotérisme à l'exotérisme, puisqu'il s'agit ici d'une différence dans la nature même de Xops et de Xinops , du vir et de \ hostis.

La vira, comme on le voit, est la^e/nme, dans le sens où vir est V homme.

Les vi'rœ latines de cette époque participèrent à la cité. Les mystères de Vesta leur appartenaient. Elles rendaient des oracles. Elles ont donc de Tanalofjie avec les femmes des nations celtiques.

La mulier des xii Tables n est point pour moi la femme, c'est l'individu frappé du caractère passif; c'est Xinops, ïhostis, le plébéien , selon Tàge ou le cycle de civilisation ; c'est le client tenu d'aller aux funérailles du patron. Mulier est une expression mythique , reste d'une loi-mo5.

Le Sulcus primigénius est le sillon, que \auctor, \ auteur de la cité, traçait pour fixer les limites d'un oppidum, de la ville.

Il suffit de cette énonciation ; sans cela il faudrait un traité tout entier. J'espère plus tard ne rien laisser en arrière sur ces rites si étonnants de la fondation d'une ville primitive. Mon lecteur se sera accoutumé peu à peu à ces flots de lumière qui sortiront de cet ancien monde.

Sur le sol que j'ai voulu peindre, chaque glèbe de terre a un nom , et cet ensemble de noms est lui-même toute une langue : à ce sujet, il n'est pas inutile de remarquer que, d'après r£{/mo/o^iCi<m magnum, le nom (^ Amphion veut dire étymologue.

Remarquons encore que ceux qui ont droit à la cité, les ^05.9e«eMr5, jettent dans le sillon la glèbe, qui est le signe de la propriété incommunicable , que ce même signe est placé sur la bouche de ïops à sa mort; et l'as qui, dans un autre temps, fut mis entre les lèvres (\u mort représenta cette glèbe mystique.

68 AUGLMKN'r i)V i.lVKE l'UEMII.R.

Dans X .Intigonc \o. n'avais poiiii ()ul)li(' la (^Irho célèbre donnée par Protce à .lason.

Le contnihiàin , c'est-à-dire le maiia{je considéré comme une initiation, les cérémonies du niariajje liées à des traditions cosmoyoni(|ues , enfin le mariajie idonti(|ue avec la possession du sol : tout cela sera manifesté en son lieu.

Thamyris, qui était sans race, eût été obligé d'emprunter un enfant de race, pour parvenir à l'iniliation civile: cet enfant se fût nomme casmi'los , condimiinùs , hérès, toutes expressions relatives à l'identité de race dont il vient d'être question.

Nous verrons, dans la Formule générale, que, pour accomplir toute action civile, le client était tenu d'emprunter le nom et l'amulette de son patron.

Le mont Murcùs est le mont Aventin de la première sécession plébéienne.

Jupiter omhrios ou p/uviùs , c'est le dispensateur des âmes.

Il fallait bien conserver quelque part la tradition suivie par Virgile et par Ovide : tel est le motif du chant de Pallas. »•

J'ai rendu compte de la raison qui m'a porté à faire investir Thamyris d'une mission donnée par les prêtres de l'Egypte.

ORPHÉE

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