‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 64 sur 189 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

« étaient la portion la plus intime de mon être. La '< puissance de dynastie fut ma vertu humaine. «Toutefois, je dois le dire avec le sentiment mo- « deste de mon infériorité, je n'ai point deviné Xé- " nigme du Sphinx, qui est le secret perpétuel des « races royales; elle m'a été apprise. Le sceptre, sym- « hole éclatant, fut remis en mes mains; mais il m'a " été confié, et, quoique je connaisse le nom démon " père, ma race commence à moi.

« Lorsque Orphée se retira du milieu de nous, il « ne nous ahandonna pas entièrement. Il allait vi- " siter tantôt sa chère Samos, dont vous m'avez dit " les poétiques créations , tantôt les sages de Per- " game, tantôt ceux de la Crête; tantôt il allait étu- « dier les phénomènes de l'île, naguère flottante, de "Délos; ensuite il revenait sur nos rivages pour " surveiller, diriger, encourager les progrès de l'état "Social, et pour envoyer des colonies de civilisa- « teurs dans le reste de l'Archipel. On croit qu'un " de ces voyages fut consacré, dans les souterrains « de l'Egypte ,^ à approfondir les sciences les plus re- " levées qu'il soit donné à l'homme de comprendre. <' Durant son dernier séjour dans la Thrace, il a, .< sans l'avoir prévu , jeté dans le cœur d'une jeune "et belle ménade le funeste poison d'un amour « (pii doit la conduire au tombeau. Elle ne peut " manquer de paraître devant vos yeux , cette vierge

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