LIVRE CINQUIÈME
« Telle fut donc, Évandre, la différence d Enrydice et d'Érigone. Eurydice était destinée à opérer la fjuérison , c'est-à-dire à relever les natures infimes. Erig^one désira s'élever à la connaissance du bien et du mal , sans en avoir la capacité. L'amour d'Eurydice ressemblait à la pure inspiration du (jénie poétique; l'amour d'Erigone était la magie même de la volupté. Orphée, héros et plébéien, ops et inops, ne pouvait être l'époux ni de la noble nymphe ni de la ménade restée dans les rangs des mim alloues profanes. Les deux vierges ont été ravies par une mort différente et également merveilleuse; elles ont été consumées Tune et l'autre par la lumière trop éclatante de Phanès. "
Ici l'entretien fut interrompu par le vieux Nantes , interprète sacré des oracles divins , non pas seulement poëte , mais aussi prêtre et prophète. Thamyris va continuer ses récits devant le pontife vénérable, pour qu'il connaisse les leçons puisées dans l'initiation.
Ecoutons la suite des récits de Thamyris.
FIIN DU LIVRE CI^'QUIEME.
ORPHÉE