‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 135 sur 184 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

rimmolation du père de la patrie; et ici il faut encore admirer la profondeur de l'instinct maudit qui avait déterminé un pareil choix. Ils se trompèrent néanmoins dans leur calcul barbare : l'objet d'une vengeance si cruelle et si peu méritée était plongé dans de trop hautes pensées pour qu'il pût être accessible à ces vains regrets d'une grandeur qui n'était plus. L'homme qui allait payer de sa vie une vie consacrée au bien avait secoué de son vêtement mortel cette poussière dont il fut couvert par l'écroulement du trône du grand roi. Ce fut donc devant son propre palais, devant le palais de ses aïeux, que fut dressé lechafaud. Hélas! ce palais, que près d'un siècle avait désaccoutumé de toutes les magnificences humaines, n'avait jamais été habité par le monarque infortuné que pour êtrechangé d abord en une fastueuse prison, ensuite en une prison plus étroite, d'où il fallut encore sortir pour aller, dans la tour du Temple, attendre le jugement et la mort. La place de Louis XV, cette place immense , destinée jusqu'alors aux fêtes publiques , devait être témoin du parricide , devait être arrosée du sang innocent. Ah ! ce furent bien des fêtes que ces fêtes de l'hyménée royal dont ce lieu rappelait la mémoire, et qui furent troublées par de funestes catastrophes. Sinistre présage d'une si déplorable fin! IjCS événements les moins prévus

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