DEUXIÈME PARTIE
qu'un seul livre, avait voulu en avoir deux autres, rimitation et un livre de prières pour les offices de Téfjlise. Il avait placé, à la suite de l'Evangile, le Testament de Louis XVI et la lettre que la reine écrivit à madame Elisabeth avant sa mort.
Il avait voulu écrire quelques méditations sur des sujets très relevés de politique et de morale. Mais ce ne sont que des notes confuses. Il avait entrepris d'établir que Louis XVI n'était point resté en arrière des idées de son siècle. On voit qu'il se serait plu à représenter ce prince comme un homme très éclairé, et dominé par le sentiment de l'amélioration des destinées humaines. Il avait commencé, d'après ses anciens souvenirs, à retracer le tableau de la mort d'Agis. Sa pensée s'était beaucoup arrêtée aussi sur le procès et la mort de Charles r*". Sans doute il aurait cherché à montrer la différence des causes qui ont amené des catastrophes semblables. Enfin on trouve qu'il se pi'oposait de composer un mémoire sur l'abolition de la peine de mort. Il voulait déposer ce dernier écrit sur la tombe de la victime auguste, du roi , qu'il regardait comme un martyr de l'humanité.
Tous ces projets du Régicide rendu à l'inno-" cence n'ont pas été exécutés. La vie qui lui fut laissée tant qu'elle fut un tourment lui fut enlevée sitôt qu'elle vint à être de quelque douceur pour
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lui. Ij'Arbitrc des hommes et des rois ne voulut pns le laisser saccoutumer à son innocence. Il vouhif 1 ôter de ce monde sitôt que 1 ex|)iation tut bien accomplie.
On trouvera ici quel([ues unes des notes éparses que cet homme a laissées.